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Actualités - Chronologie

Paris reaffirme son engagement à respecter les échéances de l'Euro

Le président français, Jacques Chirac, a réaffirmé solennellement jeudi à Bruxelles, en présence du président de la Commission européenne, Jacques Santer, l’engagement de la France à «respecter les échéances et les conditions du Traité pour la mise en œuvre de la monnaie unique».

Premier chef d’Etat français à se rendre en visite à la Commission des Communautés européennes, il est également venu apporter son soutien aux commissaires dans les différends commerciaux qui opposent l’Union européenne (UE) aux Etats-Unis, notamment à propos du dossier de la fusion Boeing/McDonnell-Douglas.
La France, a-t-il dit au cours d’une conférence de presse conjointe avec Jacques Santer, est «extrêmement attachée» à la position de la Commission qui est une «politique de fermeté et de détermination à sauvegarder les intérêts européens contre des attaques qui ne sont pas conformes à l’esprit d’une société de libre concurrence».
La Commission a engagé contre la fusion envisagée des deux géants américains de l’aéronautique une procédure qui pourrait déboucher sur des sanctions si Boeing ne lui présente pas rapidement de nouvelles propositions.
«Je n’ai pas peur pour la Commission» qui «défendra» sa position, a affirmé M. Chirac. «Ce qui m’inquiète davantage, c’est la position des Etats (de l’UE) qui, sans aucun doute, risquent d’être soumis à de fortes pressions psychologiques».
Dans la matinée déjà, entouré du ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine et du ministre des Affaires européennes Pierre Moscovici pour une séance plénière de travail avec les commissaires, il avait martelé: «L’Union n’occupera la place qui doit être la sienne qu’en défendant ses intérêts et en parlant d’une voix plus forte».
Sur le même ton, et s’agissant d’un autre dossier suivi de près par les Américains, il a rappelé l’attachement de la France «à ce que l’Europe reste un grand producteur agricole, qu’elle reste un grand exportateur de produits agricoles, et que le revenu agricole soit respecté».
Le président français s’est voulu rassurant quant aux effets de la cohabitation sur la politique européenne de la France et quant à la relation franco-allemande qui, à propos de la monnaie unique, avait pu paraître ébranlée, lors du Conseil européen d’Amsterdam.
«La France, les pouvoirs publics, le gouvernement, le chef de l’Etat et, je l’espère, une grande majorité du Parlement, veulent respecter les échéances et les conditions du Traité pour la mise en œuvre de la monnaie unique», a-t-il assuré.
Reconnaissant que le respect des critères «posera à la France des problèmes comme cela en pose à tous les Etats» qui veulent adhérer à l’euro, il s’est toutefois refusé à suggérer une façon de les résoudre, estimant qu’à la veille de «décisions importantes», «il faut être pragmatique et peu disant».
S’agissant de l’Allemagne, il a assuré qu’il y avait «entre les autorités allemandes et les autorités françaises une convergence de vues complète sur ce que doit être l’Europe de demain et une vision commune de l’Europe».
«Je ne suis pas du tout inquiet», a-t-il affirmé, ajoutant: «Sur les problèmes de l’union monétaire, je ne vois pas aujourd’hui de divergence de vues entre la France et l’Allemagne. Nous avons la même détermination».
A propos de l’élargissement de l’UE, dont les négociations doivent débuter à la fin de cette année, il a reconnu qu’avec le chancelier allemand Helmut Kohl, il avait peut-être été «trop juste» en souhaitant l’adhésion de la Hongrie, de la Pologne et de la République tchèque en l’an 2000. Mais il a formé le souhait que la Commission qui parle de 20002-2003 ait de son côté «péché par excès».
Arrivé mercredi à Bruxelles pour une visite officielle en Belgique suivie jeudi de celle qu’il faisait à la Commission, Jacques Chirac doit regagner Paris vendredi matin. Il participait, à titre privé, dans la soirée, à l’assemblée annuelle de l’Association internationale des Maires francophones (AIMF) qu’il avait fondée en 1979, alors qu’il était maire de Paris. (AFP)
Le président français, Jacques Chirac, a réaffirmé solennellement jeudi à Bruxelles, en présence du président de la Commission européenne, Jacques Santer, l’engagement de la France à «respecter les échéances et les conditions du Traité pour la mise en œuvre de la monnaie unique».Premier chef d’Etat français à se rendre en visite à la Commission des Communautés européennes, il est également venu apporter son soutien aux commissaires dans les différends commerciaux qui opposent l’Union européenne (UE) aux Etats-Unis, notamment à propos du dossier de la fusion Boeing/McDonnell-Douglas.La France, a-t-il dit au cours d’une conférence de presse conjointe avec Jacques Santer, est «extrêmement attachée» à la position de la Commission qui est une «politique de fermeté et de détermination à sauvegarder les...