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Actualités - Chronologie

TWA 800 : commémoration marathon du 1er anniversaire de l'explosion

Cinq cérémonies, trois inaugurations de monuments et quelques réceptions: les officiels se sont disputés pour commémorer les 230 victimes du vol 800 de TWA qui a explosé en vol non loin de New York il y a un an, au grand dam de certaines familles qui voulaient mettre l’accent sur leurs retrouvailles.
«C’est un véritable marathon, de fleurs, de services religieux, de navettes de bus», commentait José Crémades, qui a perdu un fils adolescent dans la catastrophe et préside l’association «Victimes du vol 800».
«Mais nous sommes très redevables à beaucoup de gens», s’empressait-il d’ajouter, les sauveteurs, les garde-côtes, les enquêteurs...
TWA devait ouvrir le banc mercredi avec une cérémonie à la mémoire de ses 53 employés ou membres de familles de son personnel morts à bord du Boeing 747 qui avait quitté New York le 17 juillet au soir pour Paris.
Un monument sera dévoilé à l’aéroport John F. Kennedy, d’où avait décollé l’appareil.
Quelque 800 proches des victimes doivent ensuite se retrouver pour quatre jours de cérémonies diverses à New York et à Long Island, une langue de sable dans l’Atlantique, au nord-est de la ville, près de laquelle le Boeing a explosé.
Les familles de 16 adolescents du Club français du collège de Montoursville doivent organiser séparément des cérémonies dans cette petite ville de Pennsylvanie.
Pour ces cérémonies, TWA a offert le voyage aux parents immédiats mais dans des conditions qui ont fait grincer des dents voire refuser.
TWA a en effet offert des coupons de vol, comme elle en remet à son personnel. A la différence des billets, ces titres de transport n’assurent pas le passager, ce qui a choqué des proches des victimes qui n’ont, pour la plupart, pas touché d’indemnisation.
Les deux principaux événements sont organisés par le gouverneur de l’Etat de New York, George Pataki, et le maire de la ville, Rudoph Giuliani: une cérémonie en plein air sur la plage, au plus près du lieu de la catastrophe, jeudi, et une messe en la cathédrale Saint-John the Divine de New York, dimanche.

Retrouvailles

Nombres de familles, surtout européennes, avaient été choquées par le caractère religieux d’une cérémonie organisée l’été dernier sur la plage, comme c’est le cas de toute cérémonie officielle américaine. Cette année, les consuls généraux de France et d’Italie, dont respectivement 42 et 11 ressortissans ont péri dans la catastrophe, doivent y prendre la parole.
Le «marathon» doit commencer jeudi matin à New York, en la cathédrale Saint-Patrick. Vendredi, les familles seront reçues par les garde-côtes d’East Moriches, petite station balnéaire dont le calme a été brutalement perturbé il y a un an.
Elles doivent ensuite participer à une cérémonie au cimetière local et inaugurer un parc de jeux pour enfants construits par les habitants de la région.
«Eric aimait les enfants, et c’est un hommage formidable à toutes les victimes, surtout aux enfants, qui sont désormais seuls», expliquait au Daily News Joan Holst, de Long Island, qui a perdu son fils et sa belle-fille dans l’explosion et a participé à la création de ce parc.
En fin de journée, une réception doit réunir les familles et les volontaires ayant participé aux secours.
Samedi, les proches des victimes sont invités à visiter le hangar de Calverton, où le 747 a été partiellement reconstruit, et se retrouver entre eux pour dîner.
«Ces retrouvailles sont le point le plus important de ces quatre jours», commentait M. Crémades.
Enfin dimanche, les familles seront reçues par le maire de New York avant une dernière messe et une dernière inauguration du monument à Saint-John the Divine. (AFP)
Cinq cérémonies, trois inaugurations de monuments et quelques réceptions: les officiels se sont disputés pour commémorer les 230 victimes du vol 800 de TWA qui a explosé en vol non loin de New York il y a un an, au grand dam de certaines familles qui voulaient mettre l’accent sur leurs retrouvailles.«C’est un véritable marathon, de fleurs, de services religieux, de navettes de bus», commentait José Crémades, qui a perdu un fils adolescent dans la catastrophe et préside l’association «Victimes du vol 800».«Mais nous sommes très redevables à beaucoup de gens», s’empressait-il d’ajouter, les sauveteurs, les garde-côtes, les enquêteurs...TWA devait ouvrir le banc mercredi avec une cérémonie à la mémoire de ses 53 employés ou membres de familles de son personnel morts à bord du Boeing 747 qui avait quitté...