Cité par le quotidien «al-Ahram», M. Atef Ebeid a précisé que «des facilités seront offertes pour aider les employés travaillant dans les 15 sociétés à les acheter entièrement, sans en supporter le passif» des bilans d’activités de ces sociétés.
Le ministre n’a donné aucune indication sur la valeur, le capital ou le chiffre d’affaires des sociétés que le gouvernement entend privatiser. Mais des experts estiment leur valeur à quelque 60 millions de dollars.
Parmi les sociétés, figurent «huit rizeries qui seront transformées en petites unités économiques» pour favoriser leur vente à leurs quelque 11.000 employés, lesquels «auront dix ans pour payer» leurs actions, a indiqué M. Ebeid.
Deux sociétés de transport — la Compagnie générale du Nil pour le transport de marchandises (2.000 employés) et la Compagnie générale du Nil pour le transport lourd (1.500 employés) —, ainsi que les Ateliers généraux pour l’irrigation (1.600 employés) et la Compagnie de construction et de réparation navales (2.000 employés) seront également vendues entièrement à leurs employés.
Les trois autres sociétés sont la Fonderie al-Nasr (3.600 employés), la compagnie laitière Misr (7.400 employés) et les Entreprises industrielles et d’ingénierie (6.000 employés).
En bourse
Le ministre a indiqué que son département «prendra des mesures pour assurer la réussite de ces sociétés, avant de transférer la propriété aux employés». «L’Etat prendra en charge les (éventuelles) dettes de ces sociétés et mettra en œuvre un projet de mise en retraite anticipée pour réduire le surplus en main-d’œuvre», a-t-il précisé.
Au premier semestre, le gouvernement avait décidé de vendre aux employés dix compagnies publiques.
M. Ebeid a par ailleurs indiqué que 162 entreprises publiques, dont les dettes s’élevaient au total à 2,5 milliards de livres (800 millions de dollars), avaient redressé leur situation et commencé à réaliser des gains.
«A partir de janvier, ces sociétés seront vendues en bourse», a-t-il souligné. (AFP)


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