Ces deux marchés «sont déjà pré-émergents, grâce à leurs grandes potentialités de croissance. Ils sont également prometteurs car leur taux de croissance est plus élevé que dans les pays industrialisés», estime Kemal Dervis, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.
Mais, «la réforme du système financier ne sera pas complète sans la libéralisation des mouvements de capitaux et le passage à la convertibilité totale de la monnaie», ce qui permettra leur intégration totale aux marchés financiers mondiaux, ajoute-t-il.
«L’association avec l’Europe, l’ouverture sur les capitaux arabes et ceux en provenance du Sud-Est asiatique, ainsi que l’entrée sur le marché obligataire — le cas de la Tunisie avec le Japon — sont parmi les facteurs qui vont certainement aider à leur développement», souligne M. Dervis.
Dans un dossier consacré aux marchés financiers de ces deux pays, le mensuel constate qu’au Maroc «la capitalisation boursière a quadruplé de 1992 à 1996 passant de 2,4 à 9 milliards de dollars, le volume des transactions a été multiplié par 20, et le retour des investissements a avoisiné 25% par an».
En outre, «depuis trois ans, près de 350 millions de dollars ont été investis par les fonds étrangers à la Bourse de Casablanca, mais ils ne représentent encore que moins de 5% de la capitalisation du marché», indique-t-il.
En Tunisie où les progrès de la bourse sont plus lents qu’au Maroc, les ouvertures aux investisseurs étrangers à partir du deuxième trimestre de 1997 visent à accroître les investissements afin qu’ils avoisinent les 2,2 milliards de dinars (autant de dollars) en l’an 2001, selon l’étude. (AFP)


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