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Actualités - Chronologie

Marchés pré-émergents en Tunisie et au Maroc, selon la Banque mondiale

Les marchés tunisien et marocain, qui possèdent «de grandes potentialités de croissance», deviendront «émergents» une fois parachevées les réformes financières et juridiques, affirme un haut responsable de la Banque mondiale dans une interview au mensuel «Arabie» de juillet, paraissant à Paris.

Ces deux marchés «sont déjà pré-émergents, grâce à leurs grandes potentialités de croissance. Ils sont également prometteurs car leur taux de croissance est plus élevé que dans les pays industrialisés», estime Kemal Dervis, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.

Mais, «la réforme du système financier ne sera pas complète sans la libéralisation des mouvements de capitaux et le passage à la convertibilité totale de la monnaie», ce qui permettra leur intégration totale aux marchés financiers mondiaux, ajoute-t-il.
«L’association avec l’Europe, l’ouverture sur les capitaux arabes et ceux en provenance du Sud-Est asiatique, ainsi que l’entrée sur le marché obligataire — le cas de la Tunisie avec le Japon — sont parmi les facteurs qui vont certainement aider à leur développement», souligne M. Dervis.
Dans un dossier consacré aux marchés financiers de ces deux pays, le mensuel constate qu’au Maroc «la capitalisation boursière a quadruplé de 1992 à 1996 passant de 2,4 à 9 milliards de dollars, le volume des transactions a été multiplié par 20, et le retour des investissements a avoisiné 25% par an».
En outre, «depuis trois ans, près de 350 millions de dollars ont été investis par les fonds étrangers à la Bourse de Casablanca, mais ils ne représentent encore que moins de 5% de la capitalisation du marché», indique-t-il.
En Tunisie où les progrès de la bourse sont plus lents qu’au Maroc, les ouvertures aux investisseurs étrangers à partir du deuxième trimestre de 1997 visent à accroître les investissements afin qu’ils avoisinent les 2,2 milliards de dinars (autant de dollars) en l’an 2001, selon l’étude. (AFP)
Les marchés tunisien et marocain, qui possèdent «de grandes potentialités de croissance», deviendront «émergents» une fois parachevées les réformes financières et juridiques, affirme un haut responsable de la Banque mondiale dans une interview au mensuel «Arabie» de juillet, paraissant à Paris.Ces deux marchés «sont déjà pré-émergents, grâce à leurs grandes potentialités de croissance. Ils sont également prometteurs car leur taux de croissance est plus élevé que dans les pays industrialisés», estime Kemal Dervis, vice-président de la Banque mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.Mais, «la réforme du système financier ne sera pas complète sans la libéralisation des mouvements de capitaux et le passage à la convertibilité totale de la monnaie», ce qui permettra leur intégration totale aux...