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Actualités - Chronologie

Haro sur les dromadaires qui sèment la mort (photo)

Les dromadaires, ces «vaisseaux du désert» qui font l’objet d’une véritable vénération dans les monarchies arabes du Golfe, sèment aussi la mort en raison des ravages qu’ils provoquent sur les routes.
Rien qu’en Arabie Séoudite, cinq personnes en moyenne trouvent la mort dans des dizaines d’accidents de la circulation provoqués chaque mois par les camélidés, selon des statistiques officielles.
Le spectacle de carcasses de ces bêtes et de voitures luxueuses jonchant les bas-côtés des autoroutes est familier dans les pays du Golfe, notamment au printemps lorsque la végétation est relativement abondante.
Un véritable gâchis dans des pays où les prix d’un dromadaire de boucherie oscillent entre 350 et 450 dollars, ceux d’une bête de trait entre 600 et 2.500 dollars. Celui d’un méhari est d’environ 4.000 dollars mais peut parfois dépasser les 200.000 dollars.
Devant l’ampleur des accidents mortels, le ministère koweitien de l’Intérieur a exhorté les propriétaires de dromadaires à ne plus laisser leurs bêtes se déplacer en liberté près des autoroutes.
Le ministère a précisé que cet appel faisait suite à «plusieurs accidents de la circulation, causés récemment par des dromadaires égarés, qui ont fait de nombreux tués».

Plaques
phosphorescentes

Le dernier accident a causé la mort, la semaine dernière, d’un Koweitien de 23 ans, dont la voiture a percuté un dromadaire égaré dans le désert. Le jeune homme n’a pu éviter le camélidé qui avançait de nuit sur la route.
Le ministère a exhorté les conducteurs à demeurer «vigilants» et à «alerter les autorités compétentes au cas où ils apercevraient un dromadaire flânant le long des routes».
Il y a un an, un Séoudien, Moutaab Radhi Omrane Awfi, qui se disait «affligé par le grand nombre de tués dans des collisions entre voitures et dromadaires» dans le royaume, avait trouvé un procédé destiné à limiter les dégâts.
Moutaab avait «inventé» des plaques phosphorescentes, visibles de loin, qui, lorsqu’elles sont appliquées, de nuit, sur les flancs et la croupe du camélidé auraient dû permettre d’alerter les automobilistes.
Cependant, la méthode s’est avérée inefficace en raison de l’imprudence des conducteurs roulant à tombeau ouvert, de l’aveu même du département séoudien de la circulation.
Celui-ci a récemment demandé aux propriétaires de dromadaires de bien enfermer leurs bêtes dans des enclos loin des routes et de les maintenir sous haute surveillance.
L’émirat de Ras el-Khaimah, dans le nord des Emirats arabes unis, a été beaucoup plus radical. Il a averti les propriétaires et les bergers que les animaux, dont les dromadaires, surpris en train de flâner à proximité des routes seraient tout simplement… envoyés à l’abattoir.
«A partir du 1er octobre, les animaux égarés seront confisqués et égorgés sans que leurs propriétaires soient dédommagés», a averti la municipalité de Ras el-Khaimah.
De plus, une amende de 1.000 dirhams (272 dollars) sera infligée à chaque propriétaire de dromadaire surpris en flagrant délit de vagabondage. (AFP)
Les dromadaires, ces «vaisseaux du désert» qui font l’objet d’une véritable vénération dans les monarchies arabes du Golfe, sèment aussi la mort en raison des ravages qu’ils provoquent sur les routes.Rien qu’en Arabie Séoudite, cinq personnes en moyenne trouvent la mort dans des dizaines d’accidents de la circulation provoqués chaque mois par les camélidés, selon des statistiques officielles.Le spectacle de carcasses de ces bêtes et de voitures luxueuses jonchant les bas-côtés des autoroutes est familier dans les pays du Golfe, notamment au printemps lorsque la végétation est relativement abondante.Un véritable gâchis dans des pays où les prix d’un dromadaire de boucherie oscillent entre 350 et 450 dollars, ceux d’une bête de trait entre 600 et 2.500 dollars. Celui d’un méhari est d’environ 4.000...