Devant 20.000 spectateurs au stade de Santa Cruz (Bolivie), les Brésiliens ont ouvert la marque au bout de deux minutes de jeu et ont marqué quatre buts durant la première période, sans rencontrer de résistance de la part des Péruviens.
Le milieu de terrain Leonardo a à lui seul marqué deux buts, tout comme l’attaquant Romario, qui a dû quitter le terrain à la 70e minute en boitant à cause d’une élongation musculaire. On pense qu’il ne pourra pas jouer dimanche.
Le Brésil aura fort à faire en finale, en tentant de remporter pour la première fois hors de chez lui la Copa America.
Le match de finale se disputera en effet à 3.600 mètres d’altitude, à La Paz. «Ce sera une lutte de géants», prévient l’entraîneur brésilien, Mario Zagallo.
«Nous sommes arrivés ici fatigués après notre tournée en Europe et nous avons fait plus que je n’en espérais. Je partirai d’ici la tête haute comme je l’ai toujours fait lorsque j’ai eu la charge de l’équipe jaune et verte», a-t-il ajouté.
«Nos adversaires, dimanche, ce sera les Boliviens, pas l’altitude», a-t-il estimé, confiant.
Le Brésil, pourtant, garde de mauvais souvenirs de ses déplacements sur le plateau bolivien.
Lors de leur dernier déplacement il y a quatre ans, les Brésiliens ont subi leur première — et unique — défaite en match éliminatoire pour la phase finale de la Coupe du monde: c’est là qu’on leur a fait l’affront de les battre 2-0.
Les Brésiliens, précise Zagallo, arriveront à La Paz quelques heures seulement avant le match, pour tenter de minimiser les effets de l’altitude. Jusque-là ils n’ont joué qu’à très basse altitude comme jeudi dans la deuxième ville de Bolivie, Santa Cruz.
«Nous prendrons un déjeuner léger vers une heure et ensuite nous irons en avion à La Paz», explique Zagallo. Le match, dimanche, se déroulera à six heures du soir.
Les Boliviens n’ont remporté qu’une seule fois par le passé la Copa America.


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