Après Beyrouth, New York, Chicago et Cagnes-Sur-Mer, Nada Akl expose dans la capitale française, à la «galerie Façade», rue Beaubourg. Sur des toiles de 162 x 130, Akl raconte «Le soir», «L’oiseau de feu dans mon jardin», «Au-dessus du garage» dont «les traînées de feu du soleil couchant derrière le jeune homme qui marche donnent une étrange impression de mouvement, de puissance, comme si la terre avançait. La scène quotidienne anodine s’en trouve transfigurée, dotée d’une dimension surnaturelle, d’un souffle lyrique…», écrit le critique Andrei Oblonsky. Notre collaborateur Joseph Tarrab a signé, pour l’occasion, un texte de présentation dont voici un extrait. «C’est toujours la même fascination qui guide Nada Akl dans le labyrinthe des apparences: celle de la lumière dans tous ses états et celle du passé irrécupérable. La lumière — partout à son apothéose, omniprésente et omnipotente — crée le tableau dans une adéquation parfaite entre la scène fabriquée et son éclairage, ce qui la rend en quelque sorte exemplaire. Elle est l’équivalent pictural de l’émotion tout autant que le moyen par excellence de l’intelligence organisatrice et sa fin véritable. Quant au passé, il devient récupérable par la manipulation savante du temps et des images opérant ainsi un «aggiornamento» de ce passé même, le rénovant et le réappropriant aux besoins affectifs du moment; exactement comme font le rite et la liturgie qui réactualisent un événement fondateur par une boucle symbolique dans l’espace-temps. Les tableaux ne sont plus des révocations mais des rêveries éveillées, des mythologies personnelles qui mobilisent les ressources inventives du bricolage onirique… Tout est «vrai» dans ces toiles et tout est «faux»: les éléments sont «vrais» mais leur mise en forme est «fausse» et cette fausseté est précisément la vérité de l’art. Où la vérité se fait fiction et la fiction vérité, c’est-à-dire enfin peinture: un mode de représentation qui n’atteint cette densité réaliste et symbolique qu’à travers la vision à la fois émue et froide, attachée et détachée, engagée et dégagée du peintre. C’est ce va-et-vient entre le soi et le non-soi, la prise par le cœur et la sensibilité et la reprise par l’intellect et le savoir-faire qui confèrent à ces œuvres leur résonance propre: l’évidence paradoxale d’une lointaine proximité».
Après Beyrouth, New York, Chicago et Cagnes-Sur-Mer, Nada Akl expose dans la capitale française, à la «galerie Façade», rue Beaubourg. Sur des toiles de 162 x 130, Akl raconte «Le soir», «L’oiseau de feu dans mon jardin», «Au-dessus du garage» dont «les traînées de feu du soleil couchant derrière le jeune homme qui marche donnent une étrange impression de mouvement, de puissance, comme si la terre avançait. La scène quotidienne anodine s’en trouve transfigurée, dotée d’une dimension surnaturelle, d’un souffle lyrique…», écrit le critique Andrei Oblonsky. Notre collaborateur Joseph Tarrab a signé, pour l’occasion, un texte de présentation dont voici un extrait.«C’est toujours la même fascination qui guide Nada Akl dans le labyrinthe des apparences: celle de la lumière dans tous ses états et celle...
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