Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Reliques du rêve envolé : 80 robes de Diana aux enchères

NEW YORK, de Sylviane ZEHIL
Dans le monde des contes de fées, la pièce la plus convoitée restera les délicats souliers (invendables) de Cendrillon. Le conte est fini. La princesse Diana décide de partager le rêve. Les reliques de ce rêve sont à vendre aux enchères à New York, chez Christie’s, le 25 juin. Plus de 79 robes de bal et de cocktail longues et courtes sont sorties des placards du palais de Kensington pour finir chez les collectionneurs et les musées. Cette vente largement médiatisée est unique en son genre. Il s’agit bien d’une collection royale!
Une conférence de presse organisée par Christie’s a donné le coup d’envoi de la visite guidée des salles d’exposition pour mieux jauger ces fameuses reliques. La célèbre maison a passé au peigne fin la liste des journalistes accrédités. Faut-il partager le rêve et en parler? Tel semble être le slogan de Christie’s.
Reflétant l’œuvre des créateurs londoniens tels Catherine Walker, d’origine française, qui a 50 robes exposées, Victor Edelstein, Zandra Rhodes, Norman Hartnell, Bruce Oldfield, Bellville Sasoon et le couple Emanuel, la collection raconte l’histoire de quinze années d’une vie remplie de fêtes, galas, banquets, dîners, cocktails, et bals. Elle montre aussi l’évolution du goût de Diana et la métamorphose de la femme ingénue en princesse altière et assurée. Certaines robes n’ont jamais été montrées en public.
D’aucuns pensent que ces toilettes confirment sa réputation de femme la plus élégante du monde. Cependant, les pièces exposées à la vente ne sont pas nécessairement du meilleur goût. «Je n’aimerais pas les porter!» affirme une jeune élégante. On se demande pourquoi la princesse n’a pas fait appel aux grands couturiers internationaux au goût incontestablement plus actuel et raffiné. On l’imagine volontiers dans des robes de haute couture aux fabuleuses broderies signées Armani, Chanel ou Ferré. On ne voit nulle part la signature de l’anglais Galiano qui souffle aujourd’hui son génie dans la maison Dior.
Sous l’influence de l’éclat et du glamour des années 80, Lady Di tronque ses grands nœuds pour des paillettes plus fastueuses et clinquantes. Les robes aux épaules asymétriques, et fourreaux assortis de boléros rebrodés deviennent son image de marque. 1992 est l’année de la séparation officielle de Charles et Diana et la fin du conte de fées. Elle marque un tournant décisif dans sa vie et dans son allure. Son look devient plus simple. Aujourd’hui, Diana jette un autre regard sur ces objets futiles du passé.
Dans le lot: la robe bleue en tulle de Murray Arbeid portée lors de la première du «Fantôme de l’Opera» en 1987 et lors d’un dîner offert par le roi Constantin de Grèce au Claridge; le long bustier assorti d’une veste en crêpe de soie ivoire, tous deux rebrodés de perles, créés par Catherine Walker et portés par Lady Di lors d’un concert à Hong-Kong; la robe longue en crêpe de soie noir, avec un boléro à manches courtes, brodé de feuilles de volutes de verre et de perles du style marqueterie indienne, lors d’un voyage au Pakistan; le fourreau long couleur lilas brodé de roses et de violettes porté en Corée, lorsqu’elle boudait publiquement son mari; la robe longue en velours bleu, créée par Victor Edelstein pour un dîner donné par Ronald et Nancy Reagan en 1985; la robe en satin duchesse, décolletée et son boléro assorti, réalisée par Victor Edelstein, portée lors d’un dîner offert par le président Mitterrand à l’Elysée. Une seule robe de prêt-à-porter, une création signée Christina Stamboulian, sort du registre de la haute couture et marque les débuts d’une vie normale.
Appréciés ou non, ces éphémères objets du passé feront certainement recette. Un grand nombre de personnes ont déjà placé la barre bien haute pour les acquérir. Tout doit disparaître. Les bénéfices de la vente iront aux œuvres et associations humanitaires américaines et britanniques qui se consacrent à la lutte contre le cancer et le sida. Les robes sont numérotées de 1 à 80, en omettant, — superstition oblige -, le lot No 13. On s’arrache le catalogue-histoire de la vie de Diana regorgeant de portraits de cour et de photographies officielles. Le prix est de $60, $265 pour un catalogue relié, et $2.000 pour celui à tirage limité en cuir violet (250 copies). Une bonne idée, soufflée par son fils William.
«Je suis extrêmement heureuse de profiter de l’occasion pour aider les associations et hôpitaux qui se consacrent à la lutte contre le cancer et le sida, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis. Je suis également enchantée que ces robes, que j’ai eu tant de plaisir à porter, puissent désormais faire la joie d’autres femmes», dit la princesse de Galles. Un somptueux gala-vente est prévu le 25 juin. Quelques rares journalistes seront autorisés à franchir l’antre de Christie’s pour y assister. «L’Orient-Le Jour» fait partie de ces «happy few».
NEW YORK, de Sylviane ZEHILDans le monde des contes de fées, la pièce la plus convoitée restera les délicats souliers (invendables) de Cendrillon. Le conte est fini. La princesse Diana décide de partager le rêve. Les reliques de ce rêve sont à vendre aux enchères à New York, chez Christie’s, le 25 juin. Plus de 79 robes de bal et de cocktail longues et courtes sont sorties des placards du palais de Kensington pour finir chez les collectionneurs et les musées. Cette vente largement médiatisée est unique en son genre. Il s’agit bien d’une collection royale!Une conférence de presse organisée par Christie’s a donné le coup d’envoi de la visite guidée des salles d’exposition pour mieux jauger ces fameuses reliques. La célèbre maison a passé au peigne fin la liste des journalistes accrédités. Faut-il partager...