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Actualités - Conferences Internationales

Papous , machos et siciliens et bergers ougandais vus par les anthropologues

AMSTERDAM (Pays-Bas), 6 Juin (AFP). — Le 8e Festival d’anthropologie audiovisuelle se penche jusqu’au 8 juin à Amsterdam sur le rapport fondamental entre le cinéaste anthropologue et «l’objet filmé».
«Nous voulons étudier qui a effectivement la parole dans un film anthropologique: le cinéaste ou son objet?», explique Mme Natascha Bregstein, l’une des organisatrices du festival «Beeld voor Beeld» (Image par image).
«De qui est-ce l’histoire»?: cette question tirée d’un livre du cinéaste anthropologue australo-américain David MacDougall, invité d’honneur à Amsterdam, donne son nom à cette édition du festival. Il présentera notamment une rétrospective de ses films sur les aborigènes d’Australie, les bergers d’Ouganda et ceux de Sardaigne.
Passer la frontière de la culture est un processus délicat: l’anthropologue ne raconte-t-il pas sa propre culture à travers son sujet d’étude? Cette question est traitée par les Australiens Les McLaren et Annie Stiven dans leur documentaire «Taking Pictures» (Prendre des images), où ils donnent la parole à des cinéastes papous et à des anthropologues australiens spécialistes de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.
Autre film, même méthode du miroir: «Aeroplane Dance» (La Danse de l’aéroplane), de l’Australien Trevor Graham, qui raconte comment l’accident d’un avion américain en 1945 en Australie est rapporté dans les récits de l’équipage et des indigènes.
De son côté, la Britannique Toni de Bromhead, qui a filmé un groupe de machos siciliens, explique dans son carnet de bord vidéo — «My Eyes As a Stranger» (Mes yeux d’étrangère) — sa relation avec Nicolas, le personnage central.
Mais le «naturel» que les documentaires entendent saisir n’est peut-être qu’une illusion, les autochtones étant conscients d’être filmés, scrutés de l’extérieur.
Pour tenter de franchir cette frontière culturelle, on peut laisser les sujets se filmer eux-mêmes: c’est le sens du «projet Navajo» lancé en 1938 par l’anthropologue John Adair (Etats-Unis). De jeunes Indiens avaient été formés pour réaliser un documentaire sur leur propre culture. Le résultat, «Story of a Navajo Family 1938-1986» (Histoire d’une famille Navajo), relate la transition culturelle de la tribu.
Le festival donne également la parole aux jeunes réalisateurs, qui abordent des sujets comme la vie d’un routier néerlandais fier de son camion et celle de pêcheurs ghanéens superstitieux.
AMSTERDAM (Pays-Bas), 6 Juin (AFP). — Le 8e Festival d’anthropologie audiovisuelle se penche jusqu’au 8 juin à Amsterdam sur le rapport fondamental entre le cinéaste anthropologue et «l’objet filmé».«Nous voulons étudier qui a effectivement la parole dans un film anthropologique: le cinéaste ou son objet?», explique Mme Natascha Bregstein, l’une des organisatrices du festival «Beeld voor Beeld» (Image par image).«De qui est-ce l’histoire»?: cette question tirée d’un livre du cinéaste anthropologue australo-américain David MacDougall, invité d’honneur à Amsterdam, donne son nom à cette édition du festival. Il présentera notamment une rétrospective de ses films sur les aborigènes d’Australie, les bergers d’Ouganda et ceux de Sardaigne.Passer la frontière de la culture est un processus délicat:...