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Actualités - Chronologie

Tennis Demain, samedi Hingis-Majoli, finale inédite à Roland Garros (photo)

PARIS, 5 Juin (Reuter). — Les Internationaux de France sacreront samedi une reine inédite puisque la finale féminine de cette édition mettra aux prises Martina Hingis et Iva Majoli, qui disputeront l’une et l’autre leur première finale à Paris.
Si la présence de la Suissesse, numéro un mondiale, était attendue à ce stade, celle de Majoli, tête de série numéro 9 du tournoi, est plus inattendue.
La Croate, qui a bénéficié d’une moitié de tableau plus facile et de l’élimination de Steffi Graf au tour précédent, a disposé de la Sud-Africaine Amanda Coetzer, bourreau de l’Allemande au tour précédent, 6-3, 4-6, 7-5.
Hingis a pour sa part résisté aux coups de boutoir de Monica Seles lors d’une véritable finale avant la lettre pour se rapprocher d’un premier sacre sur la terre battue parisienne.
Sur le court central de Roland-Garros balayé par le vent, la Suissesse de 16 ans a confirmé qu’elle ne craignait plus personne en dominant péniblement mais résolument la reine déchue de l’endroit, également en trois manches, 6-7, 7-5, 6-4.
Mais si leurs scores se ressemblent, l’intensité et le niveau de jeu de ces deux parties furent bien différents.
Seles, qui remporta le tournoi parisien à trois reprises de 1990 à 1992, a offert une belle résistance, menant même les débats avant de rendre les armes.
L’opposition de style entre la rage de l’Américaine d’origine yougoslave et l’élégance de la nouvelle numéro un mondiale a donné lieu à un match indécis, qui a tenu les spectateurs en haleine pendant deux heures et 18 minutes.
Hingis, qui affrontait Seles pour la première fois avant le stade de la finale d’un tournoi, a signé sa quatrième victoire en autant de rencontres face à celle qui brilla naguère comme elle dès l’adolescence.
Le petit prodige, né un jour de septembre 1980 à Kosice, en Slovaquie, est plus âgée de huit mois que Seles lorsqu’elle devint, en 1990, la plus jeune joueuse à l’emporter à Paris.
Folle de joie après la balle de match, Hingis a lancé des balles dans le public, le visage illuminé par un large sourire.

Guerre des nerfs

«C’est quelque chose de fantastique», a-t-elle dit un peu après. «Monica a vraiment bien joué, elle m’a maintenue sur la ligne de fond de court et elle m’a fait bouger sans arrêt. Je n’en peux plus».
Accrocheuse en diable, fidèle à ses revers assénés à deux mains accompagnés des petits cris étouffés qui ont fait sa légende, Seles fit jeu égal avec sa rivale tout au long de la première manche, qu’elle remporta 7-2 au tie-break, et pendant le plus clair de la deuxième, que la Suissesse s’adjugeait 7-5.
Mais Hingis, peu à peu, faisait valoir sa différence et imposait un jeu plus imaginatif que celui de sa rivale.
«Pourtant, dans le troisième set, j’étais épuisée», a-t-elle confié après avoir bouclé la quatrième manche 6-4 d’un revers croisé incroyable sur la balle de match.
Le phénomène, en effet, relève d’une blessure au genou contractée lors d’une chute de cheval qui l’a tenue éloignée des courts pendant six semaines. Mais sa classe est telle qu’elle lui permet de pallier un relatif manque de condition.
Seles avait elle aussi un sourire empli de larmes en quittant le central, sans doute d’avoir prouvé qu’elle pouvait encore offrir de grands matches.
La deuxième demi-finale ne mérita certes pas ce qualificatif. Si elle fut palpitante c’est surtout en raison de l’incapacité de l’une et de l’autre joueuses à s’imposer.
La partie a ainsi vacillé au gré des nerfs des deux adversaires et, bizarrement, Majoli, première Croate à se hisser en finale d’un tournoi du Grand Chelem — Goran Ivanisevic a fait de même chez les messieurs —, a paru la plus crispée des deux.
«Je suis tellement fatiguée que je n’arrive pas à parler. C’est le meilleur tournoi de ma vie. C’est mon tournoi préféré», a-t-elle dit, en larmes après ce calvaire de 2h22.
La Croate a ainsi commis de nombreuses double-fautes dans des moments cruciaux — notamment en fin de première et de deuxième manche — et autant de fautes directes. Elle a même semblé perdre pied à la suite d’une erreur d’arbitrage en fin de second set, qui lui a valu un avertissement pour contestation.
Mais Majoli avait juste ce petit plus qui lui a suffi à prendre le dessus en fin de partie, où Coetzer, au jeu solide mais par trop stéréotypé, a dû se contenter de sauver une balle de match avant de s’incliner.
PARIS, 5 Juin (Reuter). — Les Internationaux de France sacreront samedi une reine inédite puisque la finale féminine de cette édition mettra aux prises Martina Hingis et Iva Majoli, qui disputeront l’une et l’autre leur première finale à Paris.Si la présence de la Suissesse, numéro un mondiale, était attendue à ce stade, celle de Majoli, tête de série numéro 9 du tournoi, est plus inattendue.La Croate, qui a bénéficié d’une moitié de tableau plus facile et de l’élimination de Steffi Graf au tour précédent, a disposé de la Sud-Africaine Amanda Coetzer, bourreau de l’Allemande au tour précédent, 6-3, 4-6, 7-5.Hingis a pour sa part résisté aux coups de boutoir de Monica Seles lors d’une véritable finale avant la lettre pour se rapprocher d’un premier sacre sur la terre battue parisienne.Sur le court...