C’est généralement pour travail que les Français s’expatrient. A l’étranger, ils trouvent donc un point d’appui qui les aide à surmonter le dépaysement. «LA FIAFE», indique Milène Ruty, «leur fournit en quelques jours ces adresses utiles qu’il faut ordinairement six mois pour trouver». Elle précise, par ailleurs, que l’«association est apolitique, non confessionnelle et bénévole. Elle offre des «espaces de bien-être» dans les remous de la mobilité internationale, tout en étant très ouverte puisque l’accueil s’adresse à tous les francophones».
«Ce sont», ajoute-t-elle, «des femmes volontaires —plus disponibles — françaises ou francophones qui animent ces centres. Elles mettent à la disposition des arrivants leur écoute, leur connaissance du pays, leur savoir-faire, leurs contacts. Elles conseillent et quittent l’expatrié dans son nouvel environnement, lui proposent des activités culturelles ou de loisirs. Ce qui lui donne l’occasion de rencontrer des gens du pays, source d’enrichissement humain et d’apprentissage linguistique. Mais il peut aussi rencontrer des compatriotes. Au Liban, poursuit-elle, depuis la fin de la guerre et à cause des affaires liées à la reconstruction, le nombre de Français s’accroît en permanence. Un Beyrouth-Accueil s’imposait donc».
Grâce à l’initiative de l’AFEL, c’est chose faite depuis 1996. L’association locale a été déclarée au ministère de l’Intérieur. Et durant son séjour, Mme Ruty a rencontré l’ambassadeur, le consul, les différents responsables de l’ambassade de France ainsi que de la Mission culturelle pour leur présenter les objectifs et activités du bureau local de la FIAFE.
Présidé par Geneviève Abou-Chedid, (membre de l’AFEL), «Beyrouth-Accueil» est donc là pour «accueillir, écouter et aider les Français mais aussi les francophones fraîchement débarqués au Liban. L’association assure la liaison avec les organismes concernés par l’expatriation: ministères, consulats, ambassades... et organise des rencontres. A cet effet, une permanence est assurée tous les lundis de 10h à 17h dans les locaux de l’AFEL, rue Ibrahim Médawar, près du Musée, imm. Boueiz, 2e étage. Et, une rencontre-café a lieu, tous les premiers jeudis du mois, à l’hôtel Vendôme Intercontinental, entre 10h et 12h. D’autre part, des ateliers «troc de compétences» sont en train d’être montés», indique Mme Abou-Chedid. «Il s’agit de cours de cuisine libanaise, de peinture, de scrabble, de gymnastique, de patchwork, dispensés par les bénévoles selon leurs compétences».
«Beyrouth-Accueil» compte déjà quelque 150 adhérents, des mères de famille pour la plupart. Mais le centre, qui fonctionne surtout par antennes dans les régions, est en pleine expansion. Les responsables planchent sur d’autres projets d’animation et d’activités, qui seront annoncés lors de leur concrétisation.
• Pour plus de renseignements, voici quelques numéros:
01/940983. 457337.
03/ 612171.
04/963970.


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