La Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis, tous trois membres permanents, ainsi que de gros Etats donateurs, ont estimé que ces questions étaient complexes et devaient être considérées de façon réaliste.
Un premier débat public a été organisé mercredi au Conseil de Sécurité sur le thème de la protection de l’assistance humanitaire aux réfugiés dans les zones de conflit. Le directeur à New York du haut commissariat de l’ONU pour les réfugiés (HCR), Soren Jessen-Petersen, a demandé au Conseil d’envisager «des mesures militaires de protection pour les opérations humanitaires dans les situations à haut risque».
Le représentant du Comité international de la Croix-Rouge, Peter Kung, lui, a pour sa part demandé d’envisager des opérations «de nature policière ou militaire» afin de séparer les membres de milices armées des véritables réfugiés.
Cependant l’ambassadeur américain à l’ONU, Bill Richardson, a estimé que «l’ONU ne peut envoyer de troupes de maintien de la paix dans chaque cas d’urgence, et les relevés concernant l’utilisation de l’armée pour assurer la sécurité de déploiements humanitaires sont peu satisfaisants».
Il a plutôt suggéré que «des mesures effectives afin d’assurer la sécurité soient incorporées dans les programmes des agences humanitaires».
Le représentant britannique, Sir John Weston, a montré la même circonspection. Selon lui, la présence de troupes internationales pourrait geler la situation militaire sur le terrain ou altérer l’équilibre des forces. Les organisations humanitaires risquent ainsi de ne plus être considérées comme neutres, estime-t-il.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine