Les conteneurs seront embarqués à partir de 8h30 à bord d’un cargo belge, le Ahlers, qui a accosté hier au port de Beyrouth. Dans deux semaines, un autre navire, le Catrin, également belge, doit arriver pour embarquer les quinze conteneurs restant.
De source bien informée on apprend que les déchets plastiques seront débarqués au port de Bremarhaven à Hambourg (Allemagne) pour être détruits dans un incinérateur spécial.
C’est la première fois que des déchets toxiques introduits d’une manière illégale dans un pays du Proche-Orient sont rapatriés dans leur pays d’origine. C’est aussi la première fois depuis novembre 1996 que l’Allemagne accepte de reprendre possession d’une cargaison de déchets depuis le rapatriement de matières introduites en Hongrie.
Le rapatriement des déchets a été rendu possible grâce à la coopération entre le Liban, l’Allemagne et l’organisation Greenpeace qui avait mené une campagne de presse intensive pour dénoncer cette affaire.
En novembre 1996, des experts allemands étaient venus à Beyrouth pour examiner le contenu des 36 conteneurs. L’analyse avait montré qu’il s’agissait de déchets plastiques industriels non recyclables au Liban. L’ensemble des frais de rapatriement est couvert par l’Allemagne.
La justice libanaise avait été informée par Interpol-Allemagne de l’introduction de ces déchets au Liban en juillet dernier. La cargaison avait été immédiatement bloquée au port. Une enquête avait été ouverte et les personnes responsables de leur importation notamment le Libanais vivant en Russie, Ephrem Béaïno et le Jordanien Machhour Oreikat, avaient été condamnées à des peines de prison par contumace.


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