«Qatar a déployé les efforts nécessaires en vue de cette importante conférence et ses portes sont ouvertes pour la participation de tous les pays», a déclaré le président du conseil consultatif (Majles al-Choura) de Qatar, cheikh Mohammad ben Moubarak al-Khalifa, cité par l’agence officielle égyptienne MENA.
Le responsable qatariote s’exprimait en marge de sa participation à une conférence de l’Union parlementaire arabe (UPA), ouverte dans la matinée au Caire.
Le président du Parlement syrien Abdel Kader Kaddoura a, en revanche, plaidé pour un boycott de la conférence économique de Doha pour protester contre la politique du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Israël a participé aux trois premières éditions de cette conférence, destinée à jeter les bases d’une coopération économique entre les pays arabes et l’Etat hébreu pour soutenir le processus de paix lancé en 1991 à Madrid.
«Tous les citoyens arabes, et non seulement les gouvernements, doivent arrêter les contacts avec Israël», a dit M. Kaddoura.
Le Conseil ministériel de la Ligue arabe avait décidé en mars de geler le processus de normalisation avec Israël, en représailles à la mise en chantier par ce pays d’une nouvelle colonie juive dans le secteur arabe de Jérusalem.
Pour sa part, le président du Conseil national palestinien (CNP-parlement en exil) Sélim Zaanoun a appelé à une relance de la coordination entre «les pays arabes de la confrontation» avec Israël, en l’occurrence la Syrie, la Jordanie, le Liban et les Palestiniens.
«Il est nécessaire de renouveler la coordination entre les pays limitrophes d’Israël pour consolider la position arabe face à la crise sans précédent que traverse le processus de paix» israélo-palestinien, a déclaré M. Zaanoun devant la conférence de l’UPA.


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