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Actualités - Chronologie

Cannes : stars, strass et stress (photos)

PARIS, 14 Mai (AFP). – Pour sa 50e édition, le Festival de Cannes a déroulé son tapis rouge à une constellation d’étoiles venues célébrer la grand-messe annuelle du Septième Art, qui s’est ouverte toutefois dans une conjonction stellaire incertaine.
Stars et strass seront au rendez-vous jusqu’au 18 mai, mais aussi stress: une sélection difficile à boucler, des interdits diplomatiques, l’absence probable de la Palme des Palmes d’Or, l’absence certaine du ministre français de la Culture Philippe Douste-Blazy, poignardé en pleine campagne électorale.
Faisant fi de cette mauvaise étoile, le festival s’ouvre en fanfare sur le «film événement» de Luc Besson, «Le cinquième élément», la superproduction européenne la plus ambitieuse (90 millions de dollars), avec Bruce Willis et Gary Oldman.
Dès le lendemain, La Croisette était en fièvre avec la venue de Michael Jackson, à l’affiche de «Ghost», un film de Stan Winston présenté hors compétition. Mais le point fort des douze jours d’un marathon couvert par quelque 4.000 journalistes est le jour anniversaire de la création du festival, le 11 mai, lorsque une trentaine de Palme d’Or et de stars couronnées à Cannes, assisteront au spectacle de Philippe Decouflé et décerneront la Palme des Palmes d’Or à l’ermite suédois Ingmar Bergman.
Pour la première fois, un président de la République pourrait monter les marches du palais. Si son agenda le permet, entre campagne électorale et voyage en Chine, Jacques Chirac est en effet invité à célébrer le Septième Art et à cotoyer ses ténors, de Michelangelo Antonioni à Elia Kazan, et ses saltimbanques. On attend John Travolta, Robert de Niro, Quentin Tarantino, Kim Basinger, Andie McDowell, Brooke Shields, Gina Lollobrigida, Claudia Cardinale, Sophie Marceau, Catherine Deneuve, Hugh Grant, etc.
La sélection officielle, que le délégué général Gilles Jacob avoue avoir eu du mal à composer, présente 28 films, dont vingt briguent la Palme d’Or. Deux habitués du festival, le Chinois Zhang Yimou et l’Iranien Abbas Kiarostami, victimes de l’ostracisme de Pékin et de Téhéran, ont dû être remplacés en dernière minute par l’Egyptien Youssef Chahine et un nouveau venu, loin d’être un inconnu, le directeur français de la photo Philippe Rousselot.
Avec lui, ce sont ainsi quatre débutants qui figurent en compétition dont deux acteurs, Johnny Depp («The Brave») et Gary Oldman («Nil by Mouth»). La moitié des films sont européens et l’Amérique latine est absente mais les cinq continents sont représentés.
Hors compétition, Kenneth Branagh présentera son monument de quatre heures et une minute consacré à Hamlet, qui promet une belle montée des marches avec au générique Robin Williams, Gérard Depardieu, Julie Christie, Charlton Heston, etc.
Abel Ferrara ne sera pas en reste avec Claudia Schiffer et Béatrice Dalle dans «The Balck Out» et un hommage sera rendu à Marcello Mastroianni, disparu en décembre dernier, que l’on verra dans «Voyage au début du monde» du doyen portugais Manoel de Oliveira et dans le «film-testament» de sa compagne, Anna Maria Tato.
Pour ses cinquante ans, le festival s’est offert deux Reines Margot: la grande dame du cinéma français Jeanne Moreau et la star Isabelle Adjani. Celle qui fut «La Reine Margot» de Michel Dreville présidera à l’ouverture et à la clôture du festival, tandis que «La Reine Margot» de Patrice Chéreau, présidente du jury, décernera les lauriers tant convoités.
Fêtes et soirées dans les villas et les châteaux des environs, déjeuners sur les yachts ancrés dans la baie, réceptions très privées au Cap d’Antibes, tous les rites du festival, quinquagénaire mais bon pied, bon œil, se perpétuent même si les nababs ont disparu.
Le «business» n’est jamais loin et les paillettes sont aussi des arguments de vente: Bruce Willis et sa moitié Demi Moore, actionnaires de la chaîne «Planet Hollywood», profiteront de leur séjour à Cannes pour lancer leur dernier restaurant sur La Croisette, presque en face du Palais. Et le Marché international du film accueillira 4.000 participants, avec au programme un millier de projections.
Mais l’art aura tout de même la vedette avec la sélection officielle bis (Un certain regard), la Semaine internationale de la critique qui présente des premiers films, et la section off du festival, la Quinzaine des réalisateurs et cinémas en France où les cinéphiles se bousculent.
PARIS, 14 Mai (AFP). – Pour sa 50e édition, le Festival de Cannes a déroulé son tapis rouge à une constellation d’étoiles venues célébrer la grand-messe annuelle du Septième Art, qui s’est ouverte toutefois dans une conjonction stellaire incertaine.Stars et strass seront au rendez-vous jusqu’au 18 mai, mais aussi stress: une sélection difficile à boucler, des interdits diplomatiques, l’absence probable de la Palme des Palmes d’Or, l’absence certaine du ministre français de la Culture Philippe Douste-Blazy, poignardé en pleine campagne électorale.Faisant fi de cette mauvaise étoile, le festival s’ouvre en fanfare sur le «film événement» de Luc Besson, «Le cinquième élément», la superproduction européenne la plus ambitieuse (90 millions de dollars), avec Bruce Willis et Gary Oldman.Dès le lendemain,...