MM. Ali Akbar Nategh-Nouri, président du Parlement, Mohammad Khatami, ancien ministre de la Culture, Mohammad Mohammadi Reyshahri, ancien ministre des Renseignements, et Reza Zavarei, président de l’organisation du registre national et conseiller juridique, ont été déclarés éligibles.
Les candidatures des représentants des mouvements libéraux islamiques et d’une femme n’ont pas été retenues par le Conseil de surveillance de la Constitution, instance dominée par le courant conservateur.
Les deux principaux candidats sont le chef de la majorité parlementaire, Ali Akbar Nategh-Nouri (54 ans), soutenu par le clergé conservateur, et son rival M. Khatami (54 ans) représentant de la gauche radicale et l’aile modérée du régime.
La campagne électorale officielle s’ouvrira samedi et doit durer douze jours, mais la bataille électorale, de plus en plus vive, a déjà commencé depuis des semaines à travers tout le pays.
Bien que des personnalités de tout l’éventail politique autorisé ou toléré en Iran se soient présentées, la plus grande partie a été rejetée parce que ne répondant pas, apparemment, aux critères de sélection imposés par le régime.
Quelque 238 personnes, dont neuf femmes, s’étaient enregistrées auprès du ministère de l’Intérieur pour ces présidentielles, les septièmes depuis la révolution islamique de 1979.
«Obéissance
absolue»
Les candidats devaient être connus pour leur allégeance à la République islamique et leur «obéissance absolue» à son guide spirituel et politique, l’ayatollah Ali Khamenei.
Selon la Constitution, «tout candidat, Iranien de naissance, doit faire partie des personnalités religieuses et politiques» du pays et «croire aux principes de base de la République islamique», ce qui écarte de facto toute candidature hostile au régime.
L’opposition tolérée, en particulier les libéraux islamiques, ont donc été écartés en vertu de cette disposition —controversée — selon laquelle les candidats doivent avoir un «engagement pratique» vis-à-vis du régime.
Le Conseil constitutionnel a rejeté les candidatures féminines, présentées pour la première fois en Iran. Le terme constitutionnel de «rejal» (personnalité), est en effet interprété actuellement par les dirigeants iraniens comme masculin.
Dans une première réaction, Mme Azam Taleghani, fille de l’ayatollah Mohammad Taleghani, l’un des pères spirituels de la révolution, a qualifié d’«injuste» le rejet de sa candidature.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine