Rechercher
Rechercher

Actualités - Reportage

Les jeunes s'éclatent au West hall Trois comédies hilarantes, en rafale... (photos)

A l’affiche du West Hall, AUB, trois comédies en un acte, vivifiantes de pureté et de jeunesse: «l’Ours» d’Anton Chekhov; «Dimanche coûte cinq pesos» de Josephina Niggli et de «Passion, poison et pétrification» de George Bernard Shaw. Une dizaine d’acteurs en herbe s’en partagent les rôles. Mise en scène, Peter Shebaya; production, David Kurani.
Lever de rideau sur Rania Sarakbi (Popova) en veuve éplorée, poursuivie par un ours de créancier (Assem Nasser) qui geint (et il le fait à merveille). On dirait un vendeur de légumes libanais qui se plaint de la situation, du prix des betteraves par exemple. L’ours roule des yeux, hausse d’épais sourcils noirs... et le ton. Il prend ses aises, s’en prend aux philosophes en jupon et imite les femmes qui versent les larmes de crocodile. Il rugit comme... un lion. Une vraie brute quoi.
Il n’épargne même pas le vieux majordome Louka (Ziad Nawfal)... Chekhov dit de cette pièce: «J’ai fait en sorte d’écrire un vaudeville stupide, qui à cause de sa stupidité, a remporté beaucoup de succès». Egalement profitable sur le plan financier: en 1889, Chekhov plaisantait: «Je vis de la charité de mon ours»…
«Sunday costs five pesos» est une comédie hilarante qui se déroule dans un village mexicain. L’auteur souligne que l’histoire est inspirée d’une ancienne loi mexicaine qui est encore en vigueur dans certains villages. On ignore la raison de son existence mais elle se présente comme suit: «Toute femme qui commence une querelle un dimanche sera soumise à une amende de cinq pesos». Cinq pesos est une somme considérable à verser pour le privilège d’égratigner le visage d’une femme, surtout en sachant que ce montant suffirait à subvenir aux besoins d’une famille durant un mois...
Les jeunes acteurs imitent l’accent chicano à la perfection, ce qui donne à la pièce une savoureuse cocasserie. Nizar Farchakh, Shirine Shebaya, Carine Tannous et Dania Taji s’en sont donnés à cœur joie, dans un enthousiasme communicatif.
Troisième comédie: «Passion, poison et pétrification» ou «le Gazogène fatal». George Bernard Shaw disait qu’il avait une faiblesse: ne pas pouvoir résister aux farces clownesques. Cette pièce en est l’exemple parfait. Caricature de la société victorienne, elle est cependant très proche du théâtre moderne de l’absurde.
Un genre qui fonctionne avec sa propre logique grotesque. Des improbabilités cauchemardesques sont acceptées le plus naturellement du monde par des personnages qui affichent un visage aussi imperturbable que celui des joueurs de poker les plus endurcis...
Ce triple exploit de jeunes — en anglais — sera réalisé en public les 14, 15, 16 et 17 mai. A 19h30. Tapantes.

Maya GHANDOUR
A l’affiche du West Hall, AUB, trois comédies en un acte, vivifiantes de pureté et de jeunesse: «l’Ours» d’Anton Chekhov; «Dimanche coûte cinq pesos» de Josephina Niggli et de «Passion, poison et pétrification» de George Bernard Shaw. Une dizaine d’acteurs en herbe s’en partagent les rôles. Mise en scène, Peter Shebaya; production, David Kurani.Lever de rideau sur Rania Sarakbi (Popova) en veuve éplorée, poursuivie par un ours de créancier (Assem Nasser) qui geint (et il le fait à merveille). On dirait un vendeur de légumes libanais qui se plaint de la situation, du prix des betteraves par exemple. L’ours roule des yeux, hausse d’épais sourcils noirs... et le ton. Il prend ses aises, s’en prend aux philosophes en jupon et imite les femmes qui versent les larmes de crocodile. Il rugit comme... un lion....