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Actualités - Chronologie

L'Egypte veut développer ses gisements d'or et de fer

LE CAIRE, 7 Mai (AFP). — Deux compagnies canadiennes ont conclu un accord avec l’Egypte pour la prospection d’or dans les régions du sud du Sinaï et en Haute-Egypte où une nouvelle mine de fer a été ouverte.
Selon le ministre de l’Industrie Souleimane Reda, cité mercredi par le quotidien gouvernemental «Al-Ahram», «trois contrats ont été signés avec deux compagnies canadiennes pour la prospection d’or sur une période de quatre ans».
Il n’a pas précisé les noms de ces compagnies et l’ambassade du Canada au Caire n’a pas été en mesure de les identifier dans l’immédiat.
M. Reda s’exprimait durant l’inauguration par le président Hosni Moubarak de la mine d’al-Alaqi en Haute-Egypte, présentée par les médias gouvernementaux égyptiens comme la plus grande mine de fer égyptienne et située à 65 km au nord d’Assouan (900 km au sud du Caire).
Selon M. Reda, les réserves de fer de la mine sont estimées à 310 millions de tonnes dont 180 millions sont prouvés. Il a souligné qu’aucun gisement de fer n’avait auparavant été découvert dans la région et que la mine permettrait de limiter les importations de ce matériau, qui s’élèvent à deux millions de tonnes par an.
Les réserves de la région d’al-Alaqi permettront de produire cinq millions de tonnes de minerai de fer par an durant les 80 prochaines années, a-t-il précisé.
Parallèlement, le quotidien gouvernemental «Al-Akhbar» cite également M. Reda, selon lequel du minerai de fer avec des traces d’or a été découvert dans la région d’Al-Oweinat en Haute-Egypte, près de la frontière avec la Libye.
L’Egypte affiche des plans ambitieux pour ses déserts du sud, où elle entend développer un «nouveau Delta». Le mois dernier, le premier ministre Kamal al-Ganzouri avait annoncé à son retour d’une tournée en Asie que la Malaisie avait donné son accord pour participer à un projet agricole valorisant le désert dans la région d’Al-Oweinat.
Par ailleurs, la compagnie pétrolière espagnole Repsol a annoncé mercredi la découverte en Egypte d’un nouveau gisement de gaz naturel et de pétrole.
Ce gisement, situé dans le désert occidental égyptien, est le sixième découvert par Repsol depuis huit mois, a indiqué le groupe espagnol dans un communiqué publié à Madrid.
La production du nouveau gisement devrait atteindre 19.000 barils équivalent pétrole par jour (55 millions de pieds cubes de gaz et 9.000 barils de pétrole), a précisé Repsol.
Repsol est la troisième compagnie pétrolière en Egypte (derrière Amoco et Agip) avec une production de plus de 30.000 barils/jour.
(Au Caire, le ministre du Pétrole Hamdi al-Banbi a indiqué que des experts égyptiens ont découvert un gisement de pétrole en Haute-Egypte non loin du temple pharaonique de Kom Ombo, à 880 km au sud de la capitale égyptienne).
D’autre part, on a appris de source parlementaire que l’assemblée du peuple (Parlement) égyptienne a adopté un projet de loi facilitant les investissements en Egypte dans le cadre de la libéralisation économique du pays.
Ce projet, en discussion depuis plusieurs semaines, prévoit notamment la dissolution de l’Autorité chargée des investissements ainsi que des garanties et exonérations d’impôts pour attirer les investisseurs, notamment étrangers.
Il a été adopté à la majorité et doit encore être ratifié par le chef de l’Etat Hosni Moubarak pour entrer en vigueur.
Il supprime les démarches bureaucratiques pour les importations et les exportations et autorise les étrangers à acheter et vendre des terrains constructibles.
La loi «interdit toute atteinte aux entreprises privées: pas de saisie, pas de nationalisation, pas de mise sous séquestre», avait tenu à préciser en mars juste avant son dépôt devant l’Assemblée le ministre de l’Agriculture Youssef Wali, pour écarter les fantômes de l’époque nassérienne, dans les années 50 et 60.
La loi prévoit diverses facilités pour les investisseurs, en particulier une exemption d’impôts pendant vingt ans pour tout investissement dans le projet de «nouveau Delta» lancé en janvier par M. Moubarak dans les déserts du sud-ouest de l’Egypte. Des terrains appartenant à l’Etat seront fournis gratuitement aux investisseurs dans certains cas.
Le gouvernement de M. Kamal al-Ganzouri avait fait de l’investissement sa priorité dès sa formation en janvier 1996 en affirmant sa volonté de lever tous les obstacles.
Le Fonds monétaire international (FMI), avec lequel l’Egypte a signé à l’automne 96 un nouvel accord sur la poursuite de la libéralisation de son économie, a prévu un triplement des investissements étrangers en Egypte cette année après trois ans de recul.
Ils devraient atteindre 2,1 milliards de dollars durant l’année fiscale juin 96-juillet 1997 contre 650 millions l’an dernier, dont 800 millions d’investissements directs et 1,3 milliard d’investissements de portefeuille selon le FMI.
LE CAIRE, 7 Mai (AFP). — Deux compagnies canadiennes ont conclu un accord avec l’Egypte pour la prospection d’or dans les régions du sud du Sinaï et en Haute-Egypte où une nouvelle mine de fer a été ouverte.Selon le ministre de l’Industrie Souleimane Reda, cité mercredi par le quotidien gouvernemental «Al-Ahram», «trois contrats ont été signés avec deux compagnies canadiennes pour la prospection d’or sur une période de quatre ans».Il n’a pas précisé les noms de ces compagnies et l’ambassade du Canada au Caire n’a pas été en mesure de les identifier dans l’immédiat.M. Reda s’exprimait durant l’inauguration par le président Hosni Moubarak de la mine d’al-Alaqi en Haute-Egypte, présentée par les médias gouvernementaux égyptiens comme la plus grande mine de fer égyptienne et située à 65 km...