L’entretien s’est déroulé dans une «atmosphère de travail amicale», a déclaré Catherine Colonna, porte-parole de l’Elysée.
Le président Chirac a dit à son hôte avoir «décidé de maintenir sa visite en Chine dans le contexte électoral français, car à ses yeux elle était très importante», a-t-elle ajouté.
Jacques Chirac a souligné qu’il souhaitait «renforcer les liens entre la Chine et la France, et entre la Chine et l’Europe», a-t-elle ajouté.
Le vice-premier ministre, chargé de l’industrie lourde et de l’énergie, a transmis au président français les salutations du président Jiang Zemin et du premier ministre Li Peng et a indiqué que Jacques Chirac avait apporté une contribution de poids au renforcement de l’amitié et de la coopération entre les deux pays, a rapporté Catherine Colonna.
Il a relevé la tradition de qualité dans les contacts et les échanges entre la France et la Chine depuis l’époque du général de Gaulle, de Mao Zedong et Deng Xiaoping et plus récemment, avec les nombreux échanges ministériels qui se sont déroulés entre les deux pays.
Zou Jiahua a assuré le chef de l’Etat français que le gouvernement chinois préparait avec soin cette visite d’Etat, dont il pense quelle sera très importante dans les relations bilatérales, les relations entre la Chine et l’Europe et pour la paix et la stabilité dans le monde, a rapporté Catherine Colonna.
Il a souligné que le développement de la coopération économique constituait un volet très important des relations entre les deux pays, a ajouté le porte-parole. «C’est un point de vue que nous partageons, même si pour nous, le marché chinois est une approche à long terme», a-t-elle ajouté.
«Développer
les liens»
Jacques Chirac a précisé que sa visite «se situait dans le cadre d’une vision à long terme de l’organisation du monde de demain». «Depuis la fin de la guerre froide et l’écroulement du mur de Berlin, un monde multipolaire est en train de naître dont nous souhaitons qu’il soit harmonieux. C’est à cela que nous devons travailler», a-t-il ajouté.
Selon son porte-parole, le président français a souligné que l’Europe était déjà la première puissance économique mondiale. Il a ajouté que «grâce à sa politique d’ouverture et de modernisation, la Chine connaissait un développement remarquable et pouvait espérer en moins d’une génération être au tout premier rang dans le monde».
Pour toutes ces raisons, «il faut développer plus qu’aujourd’hui les liens entre les différents pôles et organiser une relation plus étroite entre Europe et Asie, Europe et Chine, en plaidant pour l’intensification tant politique que culturelle et économique», a rapporté le porte-parole.
Le chef de l’Etat a souligné que la perspective de sa visite avait suscité un grand intérêt de la part des entreprises françaises qui s’intéressent de plus en plus à la Chine.
Quelque 300 entreprises se sont inscrites pour l’exposition française de Shanghai, que le président français doit inaugurer le 17 mai, a-t-on précisé à l’Elysée. Par ailleurs ce déplacement a suscité plusieurs centaines de candidatures d’entreprises souhaitant accompagner le chef de l’Etat.
Les échanges entre la France et la Chine ont doublé depuis 1990, mais la part de marché de la France reste inférieure à 2% et celle-ci vise «un meilleur équilibre qui passe par une stratégie à long terme, le développement des investissements, des coentreprises et l’accès à l’implantation des PME», a-t-on précisé à l’Elysée.
Lors de la visite du premier ministre chinois l’an dernier, quatre domaines de coopération avaient été identifiés: l’aéronautique et le spatial, les services financiers, l’énergie, l’agriculture.
Le vice-premier ministre chinois est en France jusqu’à jeudi et doit se rendre à Toulouse et à Marseille.


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