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Actualités - Chronologie

Elections sanglantes au Yemen 16 morts, dont un candidat (photos)

SANAA, 28 Avril (AFP). — Les deux partis de la coalition sortante se trouvaient en tête des suffrages des élections législatives du Yémen, marquées par de violents incidents ayant fait seize morts dont un candidat.
Quelque 116 observateurs internationaux supervisaient ces élections, aux côtés d’observateurs yéménites indépendants.
«Du point de vue technique, tout s’est bien passé, à l’exception d’incidents mineurs», a affirmé un observateur occidental qui a requis l’anonymat, estimant que le scrutin pouvait être comparé «aux meilleures élections dans le monde arabe, notamment celles des territoires palestiniens, suivies par le Liban ou la Jordanie».
Les autorités yéménites en revanche ont indiqué qu’elles s’étaient attendues à des actes de violence, presque tous les hommes du pays étant armés.
De fait, la consultation a été entachée par plusieurs incidents sanglants, dont le plus grave s’est produit dans la province d’Abyan (sud): un soldat a ouvert le feu devant un bureau électoral avant l’ouverture du scrutin, tuant six membres des forces de sécurité et les représentants de deux candidats.
Le parti islamiste al-Islah, qui participe au gouvernement aux côtés du Congrès populaire général (CPG, du président Ali Abdallah Saleh), a annoncé lundi matin que son chef, cheikh Abdallah al-Ahmar, président du Parlement sortant, avait été élu. Des sources officieuses ont indiqué que le fils aîné du président, Ahmad, 30 ans, avait également été élu dans la capitale.
La compétition s’annonçait serrée entre les deux partis dans plusieurs circonscriptions, notamment à Aden, principale ville du sud, où des représentants des deux formations devraient être élus pour la première fois. Le Parti socialiste yéménite (PSY), qui contrôlait le sud du pays jusqu’à la guerre civile de 1994, a en effet boycotté le scrutin.
Selon des estimations du CPG, le parti présidentiel devrait être proclamé vainqueur dans la majorité des 301 circonscriptions, alors qu’al-Islah devrait obtenir quelque 70 sièges.
Outre ces deux formations, dix partis de moindre importance, dont des baassistes pro-irakiens et des nassériens, participaient à ce scrutin mais la majorité des 2.350 candidats se sont présentés sous l’étiquette d’indépendants.
Le décompte des voix a commencé dimanche soir sous la supervision d’observateurs internationaux. Les résultats définitifs ne devraient cependant pas être annoncés avant lundi ou mardi soir, selon les autorités.
Le Yémen est, avec le Koweit, le seul pays de la péninsule arabique à disposer — depuis 1993 — d’un Parlement élu au suffrage direct.
Un observateur étranger a également relevé «le très fort taux de participation des femmes» qui ne constituent que le quart environ des 4,6 millions d’électeurs inscrits. De fait, des centaines de femmes voilées de noir faisaient la queue jusqu’à la clôture du scrutin dimanche soir devant les bureaux de vote.
Les autorités yéménites estimaient à près de 80% le taux de participation, notamment dans les provinces du sud. «Selon nos premières estimations, le taux de participation au niveau national est d’environ 65% et il est plus bas dans les provinces du sud comme Aden ou l’Hadramout (sud-est), où il serait de l’ordre de 50%», a relevé un observateur occidental.
Al-Islah et les partis d’opposition ont accusé le CPG de dizaines de fraudes dans différentes circonscriptions. Le comité officiel supervisant les élections a indiqué que leurs plaintes seraient examinées.
SANAA, 28 Avril (AFP). — Les deux partis de la coalition sortante se trouvaient en tête des suffrages des élections législatives du Yémen, marquées par de violents incidents ayant fait seize morts dont un candidat.Quelque 116 observateurs internationaux supervisaient ces élections, aux côtés d’observateurs yéménites indépendants.«Du point de vue technique, tout s’est bien passé, à l’exception d’incidents mineurs», a affirmé un observateur occidental qui a requis l’anonymat, estimant que le scrutin pouvait être comparé «aux meilleures élections dans le monde arabe, notamment celles des territoires palestiniens, suivies par le Liban ou la Jordanie».Les autorités yéménites en revanche ont indiqué qu’elles s’étaient attendues à des actes de violence, presque tous les hommes du pays étant armés.De...