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Actualités - Chronologie

La classe politique britannique courtise les minorités ethniques (photo)

LONDRES, 23 Avril (AFP). — Conservateurs, travaillistes et libéraux-démocrates courtisent les minorités ethniques du Royaume-Uni. Des candidats issus de l’immigration aux visites dans les lieux de culte, tout est mis en œuvre pour s’attirer les faveurs d’une communauté forte de six millions de personnes.
Les voix des Britanniques issus de l’immigration — afro-antillais et asiatiques (Indiens, Pakistanais, et Bangladesh) surtout — pourraient changer le visage politique de 45 circonscriptions disputées, comme Ilford South, à l’Est de Londres, Slough, à l’Ouest de la capitale, et la région des Midlands (centre de l’Angleterre).
Conscients de ce poids politique, les principaux leaders sont présents dans les principaux médias communautaires. Ainsi, à quelques jours des élections générales du 1er mai, «Eastern Eye», hebdomadaire à l’adresse de la minorité asiatique, a décidé d’ouvrir ses colonnes à John Major, Tony Blair et Paddy Ashdown.
Les conservateurs présentent dix candidats d’origine étrangère, les libéraux-démocrates 19, et les travaillistes 13.
«Si nous gagnons les élections, le Parlement sera représentatif de toute la population. Les sikhs, les musulmans, les hindouistes, les chrétiens, les juifs auront leurs députés», a assuré un porte-parole du Labour.
Le Parti libéral-démocrate promet l’introduction du scrutin proportionnel qui permettrait aux minorités d’être mieux représentées au sein de la Chambre des Communes, et de subventionner les écoles musulmanes au même titre que les écoles chrétiennes et juives.
Actuellement, six députés issus des minorités siègent au Parlement, cinq travaillistes et un conservateur, sur les 651 que comptent la Chambre des Communes.
Tony Blair, leader du Parti travailliste, s’est récemment rendu à la principale mosquée de Londres et dans un temple hindouiste, imité dans d’autres lieux de culte par quelques-uns des principaux membres de son cabinet fantôme.
Le premier ministre John Major avait, quant à lui, pris la peine de se déplacer jusqu’en Inde, en janvier, pour courtiser une communauté qui, jusqu’à présent, a boudé les Tories. La communauté indienne au Royaume-Uni «renforce les valeurs importantes dans notre société, l’importance de la famille (...)», avait-il déclaré.
De même, Michael Heseltine, vice-premier ministre, s’est adressé à un parterre d’hommes d’affaires issus de l’immigration pour louer leur «sens fascinant de la réussite».

Le «parti des minorités»

Cette communauté, qui sort des métiers dans lesquels elle était traditionnellement cantonnée, compte aujourd’hui plusieurs multimillionnaires. Ces évolutions sociales sont susceptibles de changer les habitudes de vote de communautés longtemps acquises au Labour, considéré comme «le parti des minorités».
Selon un sondage Mori-ZeeTV, cependant, les travaillistes devraient réaliser le même score qu’en 1992, attirant 70% du vote asiatique, contre 25% aux conservateurs.
Les représentants des différentes communautés n’ont donné aucune consigne de vote. Le comité d’action britannique pour les affaires islamiques (UKCIA) par exemple a appelé le demi-million d’électeurs musulmans à voter pour le candidat qui s’engage à défendre au mieux leurs intérêts.
«The Voice», un hebdomadaire à destination des Noirs britanniques, ne donne aucune directive mais s’attend à ce qu’une majorité des Afro-antillais vote pour Tony Blair.
Toutefois, le poids électoral des minorités ethniques doit être modéré au regard du taux d’abstention. 40% seulement des Noirs britanniques en âge de voter sont sûrs de se rendre aux urnes selon un sondage Mori. Souvent confrontés au chômage et à la précarité, neuf jeunes Noirs sur dix ne se déplaceront pas.
LONDRES, 23 Avril (AFP). — Conservateurs, travaillistes et libéraux-démocrates courtisent les minorités ethniques du Royaume-Uni. Des candidats issus de l’immigration aux visites dans les lieux de culte, tout est mis en œuvre pour s’attirer les faveurs d’une communauté forte de six millions de personnes.Les voix des Britanniques issus de l’immigration — afro-antillais et asiatiques (Indiens, Pakistanais, et Bangladesh) surtout — pourraient changer le visage politique de 45 circonscriptions disputées, comme Ilford South, à l’Est de Londres, Slough, à l’Ouest de la capitale, et la région des Midlands (centre de l’Angleterre).Conscients de ce poids politique, les principaux leaders sont présents dans les principaux médias communautaires. Ainsi, à quelques jours des élections générales du 1er mai,...