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Actualités - Chronologie

La droite enlèverait 332 sièges aux législatives françaises

PARIS, 23 Avril (AFP). — La majorité conservatrice française a débuté une campagne électorale très combative, confortée par un premier sondage lui accordant une large victoire, à quatre semaines des législatives des 25 mai et 1er juin.
Un sondage publié mercredi montre que la majorité garderait plus des deux tiers (332) des sièges d’une Assemblée où actuellement 80% des 577 députés portent ses couleurs.
Cet instantané des forces politiques au premier jour de la bataille électorale, publié dans le quotidien populaire «Le Parisien», confirme la polarisation du débat, puisque les socialistes constitueraient la seconde force politique de l’Assemblée, avec quelque 200 sièges, loin devant les communistes (20 sièges). Les autres forces semblent totalement marginalisées: Front national (FN, extrême droite) et écologistes ne remporteraient qu’un siège chacun.
Mercredi, au Conseil des ministres, le président Jacques Chirac, qui sera fréquemment éloigné en mai par ses engagements internationaux, notamment un voyage en Chine d’une semaine, a appelé le gouvernement à se mobiliser et à «nourrir ce nouvel élan pour une nouvelle étape», principal argument invoqué pour la dissolution de l’Assemblée.
D’ores et déjà, les principaux ministres confirment leur candidature: outre le premier ministre Alain Juppé qui se présente à Bordeaux (sud-ouest) où il est maire, le ministre gaulliste de l’Intérieur Jean-Louis Debré se représente dans l’Eure (ouest de Paris), le ministre centriste de la Défense Charles Millon dans l’Ain (est).

Réunion de caciques

Malgré son rôle à la tête de l’Etat le plaçant au-dessus de la mêlée, M. Chirac a clairement décidé de s’impliquer dans la campagne, et il rencontrait à cette fin l’ancien premier ministre Edouard Balladur, son rival à l’élection présidentielle tenu à l’écart depuis 1995.
Le chef de file des socialistes, Lionel Jospin, a confirmé qu’il prenait pour cible principale de sa campagne Alain Juppé, lui réservant l’essentiel de ses attaques.
Avant son premier meeting électoral, jeudi en banlieue parisienne, il s’est déclaré prêt à débattre avec lui, affirmant qu’il «n’aurait pas de mal (…) à montrer que nous sommes attachés à une conception de la modernité qui (…) peut faire la mutation que la France doit faire dans les années qui viennent de façon moins brutale, plus protectrice pour les Français».
Dès mercredi matin, les caciques du PS réunis dans le «Bureau national» se réunissaient pour mettre au point les modalités de la campagne.
Mardi après-midi, c’était la majorité de droite qui avait affiché très publiquement son unité, mise à mal depuis l’élection à la présidence de M. Chirac par l’éloignement des personnalités les plus favorables à une politique économique libérale.
M. Juppé a prévenu d’emblée qu’il ne s’attarderait pas sur le bilan des quatre années de la législature sortante. Il a surtout attaqué le PS, dont le programme a peu convaincu, en se promettant de faire le procès de «quatorze années de mitterrandisme», parce que la France ne «peut s’offrir un nouveau fiasco socialiste».
Dans l’après-midi, le «conseil national du RPR», la composante gaulliste de la majorité que préside M. Juppé, devait également se réunir.
Le FN a organisé son premier meeting électoral mardi soir aux portes de Paris, suscitant les manifestations hostiles auxquelles il est désormais habitué.
PARIS, 23 Avril (AFP). — La majorité conservatrice française a débuté une campagne électorale très combative, confortée par un premier sondage lui accordant une large victoire, à quatre semaines des législatives des 25 mai et 1er juin.Un sondage publié mercredi montre que la majorité garderait plus des deux tiers (332) des sièges d’une Assemblée où actuellement 80% des 577 députés portent ses couleurs.Cet instantané des forces politiques au premier jour de la bataille électorale, publié dans le quotidien populaire «Le Parisien», confirme la polarisation du débat, puisque les socialistes constitueraient la seconde force politique de l’Assemblée, avec quelque 200 sièges, loin devant les communistes (20 sièges). Les autres forces semblent totalement marginalisées: Front national (FN, extrême droite) et...