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Actualités - Chronologie

Maastricht II : sommet européen extraordinaire en mai

BRUXELLES, 13 Avril (Reuter). — Les dirigeants européens doivent tenir un sommet extraordinaire le 23 mai pour donner une impulsion aux négociations sur la révision du traité de Maastricht après les élections britanniques du 1er mai.
Si plusieurs diplomates européens ont donné pour certaine la tenue de ce sommet, qui se tiendra à Maastricht six ans après la conclusion du traité, la présidence néerlandaise de l’Union européenne a précisé que la décision formelle devait être prise par les ministres des Affaires étrangères des Quinze fin avril.
La Haye craint en fait que l’intense ballet diplomatique enfin entrepris pour achever la négociation comme prévu les 16 et 17 juin à Amsterdam soit interrompu en cas de confirmation prématurée de la convocation du Conseil européen.
La nécessité du rendez-vous ne fait aucun doute.
«Cette négociation traîne depuis longtemps, souligne un diplomate. On ne peut arriver à Amsterdam avec la série d’options qui est actuellement sur la table. Il faut clarifier».
L’exercice devrait permettre de donner une impulsion politique aux travaux des ministres des Affaires étrangères, qui se réuniront dans la foulée en conclave, mais surtout d’accueillir le dirigeant britannique qui sortira des urnes.
Même si les divergences entre les Quinze sont légion, le refus de toute concession par les conservateurs britanniques en pleine campagne électorale est un des plus grands obstacles.
«Ce sera cartes sur table», a estimé un diplomate.
Les partenaires européens du Royaume-Uni sont en effet convaincus, comme tous les sondeurs, que Tony Blair sera le prochain premier ministre britannique.

Sonder Tony Blair

S’il se montre presqu’aussi prudent sur l’Europe que John Major, notamment sur la monnaie unique, le dirigeant travailliste paraît plus ouvert et accepte par exemple de signer le protocole social signé à Maastricht en 1991 par 14 pays.
Les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE souhaitent apprendre de Tony Blair en personne, et en dehors de la campagne électorale, ce que Londres est désormais prêt à accepter.
Mais les Quinze ne se font guère d’illusions: le Royaume-Uni est loin d’être le seul obstacle sur la voie de l’accord.
Dix semaines avant la fin prévue des négociations, la réforme des institutions européennes suscite de telles querelles entre les Quinze que le risque d’un échec à Amsterdam n’est pas écarté par les diplomates bruxellois.
Certes, des «progrès» semblent avoir été réalisés sur l’amélioration de l’efficacité de la politique étrangère et de sécurité commune (PESC) ou sur l’amélioration de la coopération entre les polices et les justices des Quinze, même si rien n’est encore entériné à l’heure actuelle.
Les Quinze font toutefois entendre une telle cacophonie sur la réforme des institutions qui sera nécessaire pour éviter la paralysie de l’Union lors de son élargissement — nombre des commissaires et pondération des voix au Conseil des ministres — que l’on voit mal les contours d’un accord.
Les petits pays s’opposent avec une grande virulence sur ce dossier aux grands et ces derniers n’ont pas tous la même vision, la France et l’Allemagne étant profondément divisées.
BRUXELLES, 13 Avril (Reuter). — Les dirigeants européens doivent tenir un sommet extraordinaire le 23 mai pour donner une impulsion aux négociations sur la révision du traité de Maastricht après les élections britanniques du 1er mai.Si plusieurs diplomates européens ont donné pour certaine la tenue de ce sommet, qui se tiendra à Maastricht six ans après la conclusion du traité, la présidence néerlandaise de l’Union européenne a précisé que la décision formelle devait être prise par les ministres des Affaires étrangères des Quinze fin avril.La Haye craint en fait que l’intense ballet diplomatique enfin entrepris pour achever la négociation comme prévu les 16 et 17 juin à Amsterdam soit interrompu en cas de confirmation prématurée de la convocation du Conseil européen.La nécessité du rendez-vous ne fait...