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Actualités - Chronologie

Championnat du Japon : budgets en baisse et toujours aucune vedette nationale

TOKYO, 10 Avril (AFP). — Le Championnat du Japon de football (la J-League), dont la cinquième édition débutera samedi dans la morosité, est confronté pour la première fois à des coupes claires dans les budgets en raison de la désaffection du public et de l’absence de joueur national à la stature du pitcher de base-ball Hideo Nomo.
A cinq ans de la coupe du monde 2002, qu’il organisera conjointement avec la Corée du Sud, le Japon est toujours à la recherche d’un idole capable de drainer les foules et les télévisions. Si Nomo fait le bonheur des Brooklyn Dodgers de New York et contribue au nouvel engouement pour le base-ball au Japon, aucun footballeur n’a percé en équipe nationale ou dans la J-League.
Maskiyo Maezono, capitaine de l’équipe nippone tombeuse du Brésil en demi-finale du tournoi olympique d’Atlanta, aurait pu devenir le messie tant attendu. Mais il n’a même pas été retenu lors des trois premiers matches des éliminatoires asiatiques du Mondial-98. Et le Japon a peu de chance d’aller en France après sa victoire étriquée (1-0) devant... Oman! Reste Kazuyoshi Miura (Verdy Kawasaki), meilleur réalisateur du dernier Championnat avec 23 buts, mais il est désespérément seul.
Par conséquent, tous les clubs ont revu à la baisse leur budget 1997. Moins 10% au Verdy Kawasaki, deux fois couronné, et jusqu’à moins 30% à Shimizu S-Pulse, qui a réduit le nombre de ses joueurs. De plus, 10 des 17 clubs du Championnat ont fait des promotions sur les abonnements à l’année. Certains envisagent même de lancer des campagnes de publicité pour faire revenir le public au stade.

Sanction télévisuelle

En 1993, le lancement du premier Championnat professionnel avait reçu un très bon accueil populaire avec, en moyenne, plus de 20.000 spectateurs par rencontre. Mais ce chiffre a régulièrement décliné — 19.598 en 1994, 16.922 en 95 et seulement 13.353 l’an passé — en raison de la complexité du système d’attribution des points (pas de match nul, but en or et tirs au but pour départager les équipes) et de l’absence de vedettes locales.
Sanction immédiate de cette désaffection populaire: il n’y aura, cette année, que trois matches retransmis en direct à la télévision contre 30 la dernière saison et 58 en 1995. D’où un manque à gagner important pour les clubs, contraints de laisser partir de grands noms comme Arsène Wenger (de Nagoya à Arsenal) ou Leonardo (de Kashima Antlers au Paris SG).
La «légion étrangère» reste malgré tout importante avec 24 joueurs, dont le Sud-Coréen Ko Jeong-Woon qui arrive à Osaka pour attirer les Japonais d’origine coréenne. Le Brésilien Adilson a, lui, rejoint son compatriote Carlos Dunga et l’Italien Salvatore Schillaci à Jubilo Iwata, alors que Patrick Mboma (Osaka) est devenu le premier Camerounais à évoluer au Japon.
Enfin, l’ancienne grande vedette brésilienne Zico, directeur technique des Kashima Antlers, tenants du titre, s’investit sans compter afin que l’Empire du Soleil Levant puisse accueillir dans les meilleures conditions la première Coupe du monde organisée en Asie.
TOKYO, 10 Avril (AFP). — Le Championnat du Japon de football (la J-League), dont la cinquième édition débutera samedi dans la morosité, est confronté pour la première fois à des coupes claires dans les budgets en raison de la désaffection du public et de l’absence de joueur national à la stature du pitcher de base-ball Hideo Nomo.A cinq ans de la coupe du monde 2002, qu’il organisera conjointement avec la Corée du Sud, le Japon est toujours à la recherche d’un idole capable de drainer les foules et les télévisions. Si Nomo fait le bonheur des Brooklyn Dodgers de New York et contribue au nouvel engouement pour le base-ball au Japon, aucun footballeur n’a percé en équipe nationale ou dans la J-League.Maskiyo Maezono, capitaine de l’équipe nippone tombeuse du Brésil en demi-finale du tournoi olympique...