Cette rencontre sera aussi la cinquième demi-finale disputée consécutivement par le club parisien, toutes compétitions continentales confondues. Un record qui permet au PSG de rejoindre dans le gotha des équipes comme l’Ajax d’Amsterdam ou le Real Madrid.
Mais l’heure n’est plus aux faux-semblants pour le PSG, qui cherche désespérément un jeu collectif apparu en de trop rares occasions depuis le début de l’année. Face à des Anglais sans complexe quel que soit l’adversaire, les hommes du manager brésilien Ricardo s’accrochent à quelques reliquats du passé: la solidarité et l’expérience. Paradoxalement, même si Liverpool impressionne, l’expérience penche en faveur des Parisiens.
Les «Reds», classe «96-97», ont une approche du jeu atypique dans le football britannique. Leur jeu réclame un soutien, une disponibilité totale des joueurs par rapport au porteur du ballon. Avec son collectif articulé autour du duo John Barnes-Steve McManaman et l’apport de Robbie Fowler en attaque, Liverpool multiplie les passes et «oublie», souvent de marquer. Au risque de perdre, comme dimanche en championnat contre la modeste équipe de Coventry (2-1) à Anfield Road.
Ce manque chronique de réalisme dans la finition est une brèche dans laquelle peut et doit s’engouffrer le Paris SG.
Pour battre Liverpool, le PSG devra allier une foi inébranlable au geste final. «Surtout ne pas prendre de but et en marquer un», résume le milieu de terrain Benoît Cauet.
Tout indique que les Parisiens veulent se métamorphoser pour chasser les vieux démons qui se sont emparés du club le 15 janvier à l’issue de l’affront mémorable infligé par la Juventus Turin (1-6) en finale aller de la Supercoupe d’Europe.
D’autant que le PSG aimerait bien entrer dans l’histoire comme le premier club à remporter consécutivement deux fois la Coupe des Coupes et comme la première équipe française à éliminer Liverpool. Ni Saint-Etienne (en 1977) en Coupe des champions ni Auxerre (en 1991) en Coupe de l’UEFA n’y étaient parvenus.
Barcelone-Fiorentina:
duel d’individualité
L’autre demi-finale entre Barcelone et la Fiorentina, dont le match aller aura lieu jeudi en Espagne, mettra aux prises quelques-uns des meilleurs joueurs du monde.
Ce choc européen aura tout d’abord des allures de face-à-face entre deux des plus redoutables buteurs sud-américains, le Brésilien du Barça, Ronaldo, et l’Argentin de la Fiorentina, Batistuta.
Face à ces brillants attaquants, les buts des deux équipes seront gardés par deux gardiens de grand renom: le Portugais Vitor Baïa (Barcelone) est considéré comme l’un des meilleurs du monde à son poste, tandis que son homologue de la Fiorentina, Francesco Toldo (26 ans, près de deux mètres), s’impose comme la doublure naturelle de Perruzzi en sélection italienne.
L’enjeu de cette rencontre ne sera pas le même pour les deux équipes. Alors que la Fiorentina mise tout sur la Coupe d’Europe, le FC Barcelone aura à cœur de prouver qu’il peut encore tout gagner cette saison sous la baguette de l’entraîneur britannique Bobby Robson: la Coupe des Coupes, le championnat, où les Catalans sont deuxièmes à sept points du Real Madrid, et la Coupe d’Espagne.
Pour couper court à leurs ambitions, l’entraîneur italien Claudio Ranieri essaiera d’enrayer les coups d’éclat de la paire brésilienne Ronaldo-Giovanni en bouclant l’accès aux 18 mètres de Toldo avec Falcone, Paladino, Amoruso et Serena en défense.
Le programme
(20h30): Paris-SG (Fra) — Liverpool (Ang).
(21h30): FC Barcelone (Esp) — Fiorentina (Ita)
(Matches retour le 24 avril).


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