«Tout ce qui peut être fait pour encourager Israéliens et Palestiniens à avancer est bienvenu», a déclaré le porte-parole du département d’Etat Nicholas Burns.
«Mais il est évident qu’au niveau international les Etats-Unis ont un rôle de leader à jouer. Nous sommes l’intermédiaire crucial. Nous sommes conscients de cette responsabilité. Nous l’acceptons et nous l’exercerons», a dit M. Burns.
La décision européenne commune a été prise en sa présence par les directeurs des ministères des Affaires étrangères des Quinze chargés du Proche-Orient au cours d’une réunion extraordinaire à Bruxelles. Elle se traduira par l’envoi d’une lettre de la présidence néerlandaise de l’UE au président américain Bill Clinton.
La missive énumère notamment les termes d’un «code de conduite» que devraient suivre aussi bien Israël que les Palestiniens «pour créer un climat de confiance et pouvoir retrouver la dynamique du dialogue», a souligné M. Moratinos.
Parmi les clauses de ce code, il a cité la nécessité pour les deux parties de s’abstenir d’actions unilatérales, le renforcement de l’engagement palestinien à lutter contre les actions terroristes et le gel par Israël des implantations.
«Il s’agit d’un premier pas destiné à renforcer la philosophie d’une complémentarité Union européenne-Etats-Unis pour sortir de la crise», a précisé M. Moratinos. Selon lui, aussi bien Israël que les Palestiniens «semblent d’accord sur le principe d’un code de conduite».
Entre la visite actuelle du premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Washington et celle qu’il doit effectuer jeudi à La Haye, «nous espérons qu’il y aura des nouvelles encourageantes», a encore précisé M. Moratinos. Lui-même devait rencontrer lundi soir à Bruxelles Nabil Shaath, le conseiller du chef de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat.
Il s’est félicité que l’UE ait su prendre «une position claire dans l’urgence et avec détermination» sur ce sujet. Il a émis l’espoir qu’elle serait bien accueillie par Washington, car, a-t-il dit, «tous les propos américains sont contenus dans les idées européennes. Une fois connue la réponse américaine, nous allons déclencher les opérations pour faire reprendre les négociations».
Selon des sources européennes, c’est la France qui a apporté «le plus grand paquet d’idées» pour cette initiative européenne à laquelle la présidence néerlandaise a donné corps rapidement.
M. Moratinos, qui passe une bonne partie de son temps au Proche-Orient, estime que l’UE est maintenant «incontournable» pour le processus de paix dans la région. «Même les Israéliens nous ont dit que le rôle de l’UE était le bienvenu», a-t-il dit faisant allusion aux réticences publiques d’Israël à ce sujet.


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