Les autorités de la province de Navarre avaient auparavant fait état de 21 morts. Mais après avoir examiné les cadavres, les secours se sont aperçus qu’il s’agissait d’une erreur due aux restes mutilés de plusieurs victimes, éparpillés dans les débris des voitures écrasées.
Le président du gouvernement régionale de Navarre, Miguel Sanz, a écarté l’hypothèse d’un sabotage.
L’accident, le plus grave des chemins de fer espagnols depuis une vingtaine d’années, s’est produit au niveau de la gare de Huarte Araquil. Un porte-parole de la compagnie nationale RENFE a précisé qu’une enquête était déjà ouverte.
Quatre-vingt neuf passagers ont été blessés, dont 18 grièvement.
Mardi, les autorités avaient la difficile tâche d’identifier les cadavres.
«Certains corps sont complètement mutilés, aussi il est très difficile de les identifier», a dit le président du gouvernement.
Toutes les victimes identifiées jusqu’ici sont de nationalité espagnole.
Condoléances de
Juan Carlos
Le train, qui transportait 248 passagers, effectuait le trajet Barcelone-Irun lorsque trois de ses quatre voitures sont sorties des rails au passage d’un aiguillage et se sont renversées, à Huarte Araquil, à 32 kilomètres au nord-ouest de Pampelune.
Les blessés ont été évacués sur une demi-douzaine d’hôpitaux de la région.
Devant un hôpital de Pampelune, une mère s’est évanouie dans les bras d’un parent en apprenant la mort de son fils de 23 ans. Il y avait tant de blessés à soigner que les services des urgences ont laissé des corps dans les couloirs, sous des couvertures, avant qu’une morgue ne soit improvisée dans un parking voisin.
Le roi Juan Carlos a présenté ses condoléances aux familles des victimes. Le président du gouvernement, Jose Maria Aznar, a dépêché le ministre du Développement, Rafael Arias Salgado, en Navarre pour faire un premier bilan de la catastrophe.
Il s’agit de l’accident de train le plus meurtrier en Espagne depuis celui de 1980 qui avait fait 27 morts dans la province de Valence.


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