Dans une interview publiée jeudi par l’hebdomadaire de Lisbonne, O Independente, Sa Pinto, 23 ans, affirme s’être rendu au stade de Jamor, où devait avoir lieu une dernière séance d’entraînement des 20 joueurs retenus par Artur Jorge pour le match Irlande du Nord-Portugal, samedi à Belfast, en éliminatoires (zone Europe - groupe 9) de la Coupe du monde de football 1998, à l’invitation d’un psychologue de la Fédération portugaise de football (FPF).
«Le Dr Joseph Wilson m’a téléphoné mardi soir pour me manifester sa solidarité face à ma non-convocation. Il m’a même invité à déjeuner le lendemain (mercredi) avec mes collègues, estimant importante ma présence avant leur départ pour Belfast», ajoute le joueur, qui se trouve au Maroc avec son club pour un match amical contre le WAC de Casablanca.
Selon Sa Pinto, une fois arrivé au stade et au moment où il s’apprêtait à lui serrer la main, Artur Jorge lui aurait dit: «Que fais-tu là, fils de p...?».
«J’avoue avoir alors perdu la tête et l’avoir agressé», reconnaît l’international du Sporting qui nie toute préméditation dans son geste.
Il se déclare prêt à faire des excuses au sélectionneur national «si lui retire les insultes».
Démenti du Dr Wilson
Avant de quitter le stade accompagné par Oceano, un de ses coéquipiers au Sporting, Sa Pinto en est venu également aux mains avec un des adjoints d’Artur Jorge, l’ancien attaquant international du Benfica Lisbonne, Rui Aguas.
Dans des déclarations au quotidien sportif de Lisbonne, A Bola, le Dr Wilson dément jeudi avoir téléphoné au joueur et l’avoir invité à se rendre au stade de Jamor.
Selon la presse portugaise, Sa Pinto, qui était un titulaire indiscutable, aurait été écarté du groupe des joueurs retenus pour la rencontre de Belfast pour des «raisons disciplinaires», à la suite de son comportement lors des stages avant les deux récents matches amicaux de la sélection portugaise contre la France et la Grèce.
Sa Pinto passera en conseil de discipline et risque une peine pouvant aller, selon les règlements de la FPF, de trois mois à trois ans de suspension.


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