Zimbabwe : une croisade contre les crimes sexuels très controversée
le 10 mars 1997 à 00h00
HARARE, 9 Mars (AFP). —Le principal groupe de défense des droits de l’homme du Zimbabwe, Zimrights, s’est élevé contre la croisade lancée cette semaine pour l’application de la charia (loi islamique) contre les crimes sexuels. Un groupe de pression, dirigé par l’homme politique d’opposition Michael Mawema, s’est prononcé en faveur de la castration et des coups de fouet en public pour les violeurs — notamment d’enfants — et les «pervers sexuels», rangeant les homosexuels dans cette catégorie. Ceux qui se rendent coupables de viol, d’inceste, d’homosexualité et de bestialité «doivent recevoir 100 coups de fouet» et, s’il s’agit d’hommes, «être castrés», préconise M. Mawema. Zimrights estime que, si tous les Zimbabwéens sont préoccupés par l’augmentation des cas de viol et d’abus sexuel dont sont victimes les enfants, les solutions proposées par Mawema visent à manipuler la population en jouant sur la corde sensible et risquent d’entraîner le pays dans le chaos. «Nous ne devons pas sombrer dans un extrémisme destructeur», avertit l’association, qui exprime également son désaccord avec la position de M. Mawema sur l’homosexualité. «Les homosexuels n’appartiennent pas à la même catégorie que les violeurs. Nous n’accepterons pas que les homosexuels et les lesbiennes soient harcelés en raison de leur préférence sexuelle». Indignée par ce parallèle établi entre viol et homosexualité, l’Association des homosexuels et des lesbiennes du Zimbabwe (GALZ) s’est dit terrifiée par la croisade de M. Mawema. «La GALZ est révulsée par la propagande de haine distillée contre les homosexuels (...) qui constitue une grave violation de leurs droits», a annoncé l’Association, dans un encart publié dans l’hebdomadaire «Zimbabwe Independant».
HARARE, 9 Mars (AFP). —Le principal groupe de défense des droits de l’homme du Zimbabwe, Zimrights, s’est élevé contre la croisade lancée cette semaine pour l’application de la charia (loi islamique) contre les crimes sexuels.Un groupe de pression, dirigé par l’homme politique d’opposition Michael Mawema, s’est prononcé en faveur de la castration et des coups de fouet en public pour les violeurs — notamment d’enfants — et les «pervers sexuels», rangeant les homosexuels dans cette catégorie.Ceux qui se rendent coupables de viol, d’inceste, d’homosexualité et de bestialité «doivent recevoir 100 coups de fouet» et, s’il s’agit d’hommes, «être castrés», préconise M. Mawema.Zimrights estime que, si tous les Zimbabwéens sont préoccupés par l’augmentation des cas de viol et d’abus sexuel...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.