Les salariés du groupe automobile sont appelés à se rassembler devant le siège à 11h00 (10h00 GMT), trois heures avant l’ouverture d’un comité de groupe européen.
Ce comité de groupe, auquel devrait participer le P-DG Louis Schweitzer, a pour «bilan et perspectives de la stratégie de Renault en matières sociale, industrielle et commerciale» et «motivation de la cession des activités de Renault en Belgique et ses conséquences sur l’emploi».
«Nous allons demander deux choses lors de la réunion: que Renault reconsidère sa décision de fermer Vilvorde et ouvre des négociations sur la réduction du temps de travail afin de préserver les emplois, comme le permet la loi de Robien», a déclaré à Reuter Emmanuel Couvreur, porte-parole de la CFDT.
«Pour la manifestation, nous attendons entre 4.500 et 5.000 Belges, à peu près autant de salariés français, entre 50 et 100 Espagnols et peut-être quelques Portugais», a-t-il ajouté.
Un porte-parole de la CGT, premier syndicat du groupe, a également prédit la présence de 10.000 personnes devant le siège de Boulogne-Billancourt. Parmi les manifestants belges devraient figurer des proches des salariés de Vilvorde et des employés de sociétés sous-traitantes.
«Logique de repli»
Les syndicats appellent également les employés du groupe à observer mardi des grèves d’une heure, ou plus, pour marquer leur solidarité avec les salariés menacés.
Renault a annoncé le 27 février sa décision de fermer en juillet l’usine d’assemblage belge, qui emploie 3.100 personnes. Le groupe projette également de supprimer 2.765 postes en France cette année, après 1.640 suppressions en 1996.
Dans un communiqué, la CFDT estime lundi que «le problème de fond reste entier».
«Certes, Renault est confronté à un problème de taille et à un problème de concentration de ses ventes sur le marché européen, mais en réduisant la voilure en prenant appui sur les pertes de l’exercice 96, Renault ne répond ni au problème de taille ni à celui du marché», écrit le syndicat.
«A travers cette gestion financière de réduction des coûts et des effectifs, Renault s’inscrit de fait dans une logique de repli qui ne peut que conduire à un affaiblissement progressif posant à court terme la question même de son existence dans le contexte européen et mondial actuel», précise la CFDT.
Dimanche, 3.500 personnes ont manifesté dans les rues de Vilvorde pour protester contre le projet de fermeture de l’usine.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine