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Actualités - Chronologie

Clients exigeants, les Emirats laissent les vendeurs d'armes sur leur faim (photo)

ABOU DHABI, 25 Mars (AFP). — Les Emirats se sont montrés des clients exigeants, laissant la plupart des fabricants d’armes sur leur faim alors que le salon international de l’armement d’Abou Dhabi fermait ses portes.
Ainsi, les industriels italiens de l’armement ont appris au cours du salon IDEX 97, qu’ils n’auraient plus de contrats avec les Emirats, dont les besoins en matière de défense sont estimés à 10 mds USD sur cinq ans.
Les Emirats ont dit avoir pris cette décision parce qu’une entreprise du groupe Fiat, BPD, a refusé de les aider à résoudre un problème technique apparu il y a cinq ans sur des lance-roquettes multiples, achetés pour 280 millions de dollars en 1984.
Abou Dhabi a menacé de faire de même avec tous les autres fournisseurs dans une situation similaire.
Autre avertissement, cette fois au géant américain Lockheed Martin, les Emirats ont fait état de «difficultés» dans les négociations pour l’achat de F-16.
Ils ont en revanche réintégré l’Eurofighter dans la course pour l’achat de près de 80 avions pour un montant de six milliards de dollars, contrat qualifié par les industriels de «dernier marché du siècle», que Lockheed et l’avionneur français Dassault (Rafale) se disputent.
Si le Rafale est cent pour cent français, l’Eurofighter, l’avion de combat européen, est construit par British Aerospace (Grande-Bretagne), Daimler Benz Aerospace (Allemagne), Alenia (Italie) et CASA (Espagne).
Lockheed Martin a juré de tout faire pour remporter le contrat, après que les Emirats eurent annoncé que le Rafale et l’Eurofighter étaient favoris.
L’IDEX a été décevant au niveau des contrats annoncés, qui ont été en deçà de 200 millions de dollars.
La sélection du vainqueur du «dernier marché du siècle» a été fixée pour juin ou juillet prochain.
Le plus gros contrat annoncé au salon, l’achat à la Turquie de transports de troupes blindés, a été de 75 millions de dollars. Le marché le plus important annoncé au salon de 1995 avait atteint 235 millions de dollars contre quatre milliards de dollars pour l’IDEX 1993, avec la commande de 436 chars français Leclerc.
Rien n’a été annoncé sur les contrats attendus pour la marine émiratie, dont les besoins sont estimés à quatre milliards de dollars.
«Nous avons eu beaucoup de discussions au cours des derniers jours sur les avions de combat, les patrouilleurs et des avions de surveillance pour la marine. Toutes ces questions sont toujours en discussion avec les concurrents», a déclaré un porte-parole militaire.
De même, l’armée émiratie n’a pas fait son choix entre les missiles anti-missiles Patriot de Raytheon et son rival russe, le S 300.
L’IDEX 97, présenté par les organisateurs comme le «plus important salon» du genre parce qu’il regroupe les armes de terre et la marine, a également été décevant au niveau des contacts pris par les quelque 750 industriels présents et les clients potentiels, selon plusieurs entreprises.
«La fréquence des contacts a été beaucoup moindre qu’en 1995, peut-être que c’est à cause de la pluie» qui a innondé Abou Dhabi pendant quasiment toute la durée du salon, a indiqué un industriel européen.
Un autre, représentant un pays nordique, a cependant fait état d’un problème d’organisation. «Beaucoup d’entreprises étaient représentées, c’est pourquoi nous n’avons pas eu le temps suffisant pour prendre des contacts» avec la cinquantaine de délégations officielles étrangères, a-t-il dit.
Un responsable d’une moyenne entreprise a indiqué que ses frais à l’IDEX s’étaient élevés à 85.000 dollars. «A ce prix, on s’attendait à mieux au niveau contacts», a-t-il ajouté.
Une entreprise australienne s’est déclarée pour sa part satisfaite. Un de ses responsables explique: «Nous avons fait les contacts avant l’IDEX et avons fixé un rendez-vous ici à nos clients».
ABOU DHABI, 25 Mars (AFP). — Les Emirats se sont montrés des clients exigeants, laissant la plupart des fabricants d’armes sur leur faim alors que le salon international de l’armement d’Abou Dhabi fermait ses portes.Ainsi, les industriels italiens de l’armement ont appris au cours du salon IDEX 97, qu’ils n’auraient plus de contrats avec les Emirats, dont les besoins en matière de défense sont estimés à 10 mds USD sur cinq ans.Les Emirats ont dit avoir pris cette décision parce qu’une entreprise du groupe Fiat, BPD, a refusé de les aider à résoudre un problème technique apparu il y a cinq ans sur des lance-roquettes multiples, achetés pour 280 millions de dollars en 1984.Abou Dhabi a menacé de faire de même avec tous les autres fournisseurs dans une situation similaire.Autre avertissement, cette fois au...