M. Hanegbi a été passé au gril pendant seize heures à son bureau de Tel-Aviv et a été averti par les policiers que ses propos pourraient se retourner contre lui.
Lors de son dernier interrogatoire, il avait été questionné pendant plus de 15 heures. Les policiers lui avaient notamment fait entendre des enregistrements des réponses du premier ministre Benjamin Netanyahu lors de son propre interrogatoire sur ce scandale baptisé par la presse «Bibigate» (allusion au sobriquet Bibi de M. Netanyahu).
L’affaire porte sur la nomination controversée en janvier d’un conseiller juridique du gouvernement, Me Roni Bar-On. M. Hanegbi avait recommandé Me Bar-On — membre du parti Likoud de M. Netanyahu — qui avait ensuite dû présenter sa démission avant même de prendre ses fonctions en raison des remous provoqués par sa nomination.
Selon la télévision publique, le chef du parti ultra-orthodoxe Shass, Arié Déri, a lié l’appui de sa formation à l’accord israélo-palestinien du 15 janvier sur Hébron à la nomination de Me Bar-On comme conseiller juridique du gouvernement, avec la promesse ou l’espoir que ce dernier lèverait les charges pesant depuis sept ans contre M. Déri dans une affaire d’escroquerie.
Les policiers ont tenté d’éclaircir la façon dont M. Hanegbi a présenté M. Bar-On au gouvernement, ainsi que ses relations avec M. Deri, a-t-on appris de source policière.
Plusieurs personnalités de l’entourage de M. Netanyahu pourraient être visées par des inculpations, notamment MM. Déri et Hanegbi, ainsi que le directeur général de la présidence du Conseil, Avigdor Lieberman, a estimé la télévision.
Selon elle, M. Netanyahu ne serait en revanche pas impliqué dans ce scandale.


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