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Actualités - Analyse

Revue hebdomadaire des marchés financiers La livre toujours bien disposée

La livre libanaise est demeurée bien disposée la semaine dernière sur le marché des changes de Beyrouth. Elle ne s’est guère ressentie de la décision de la Banque du Liban (B.D.L.) de dispenser les établissements de crédit de l’obligation de souscrire aux bons du Trésor libanais à concurrence de 40% de leurs dépôts, mesure étant censée libérer une masse de capitaux de quelque 5.000 milliards de L.L. en quête de nouveaux emplois. De fait, le dollar continuait à être offert quoiqu’à des montants correspondant souvent au potentiel de la demande privée à des fins de placement dans des instruments financiers émis par certaines banques de la place.
Dans ces conditions, le «billet vert» devait rester coincé encore la semaine dernière dans des marges étroites, se négociant toujours en deçà des taux moyens indicatifs de la B.D.L., mais à des cours légèrement supérieurs au bas de la fourchette d’intervention de celle-ci destiné à l’achat par elle de tout excès d’offres. C’est ainsi qu’il est revenu, vendredi dernier, à 1541,50/1551,00 L.L. et à un taux moyen indicatif de 1546,25 L.L., contre 1542,00/1551,50 L.L. et un taux moyen indicatif de 1546,75 L.L. au vendredi 14 mars, en baisse d’une demi livre en moyenne d’une huitaine à l’autre.
Mais, il n’en demeurait pas moins que le dollar était relativement recherché en dehors de la B.D.L., se négociant au-dessus du taux d’intervention à l’achat fixé par celle-ci. En effet, il avait entamé la semaine, lundi, entre 1542,00 et 1551,50 L.L. et au taux moyen indicatif de 1546,75 L.L., mais en se négociant pratiquement entre 1542,25 et 1542,75 L.L. L’abaissement, mardi et mercredi par la B.D.L. de son taux d’intervention à l’achat de 1542,00 à 1541,50 L.L. tout en maintenant son taux à la vente à 1551,50 L.L., devait seulement contribuer à réduire son taux moyen indicatif de 1546,75 à 1546,50 L.L. seulement sans toucher à son taux de négociation. Il en est de même, jeudi et vendredi, après l’abaissement par la B.D.L. de son taux d’intervention à la vente de 1551,50 à 1551,00 L.L. tout en maintenant son taux à l’achat à 1541,50 L.L., développement n’ayant servi qu’à diminuer le taux moyen indicatif du dollar de 1546,50 à 1546,25 L.L. sans toucher à son taux de négociation, toujours entre 1542,25 et 1542,75 L.L., et tout cela dans des volumes d’affaires modérés et des transactions équilibrées.

Coup d’arrêt à la
hausse du dollar
à l’étranger

A l’étranger, le principal événement de la semaine dernière sur les marchés des changes internationaux a été la déclaration du président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, devant la commission économique commune du Congrès, selon laquelle il «fallait agir vite, voire de façon préventive» contre une résurgence de l’inflation aux Eats-Unis. Cette prise de position, à quelques jours de la réunion du comité de l’open market, demain mardi, ne tardait donc pas à nourrir des anticipations de relèvement des taux d’intérêt américains, entraînant par ricochet un courant spéculatif à la hausse du dollar contre toutes les autres grandes monnaies. Cela d’autant qu’on apprenait un peu plus tôt que les prix à la consommation aux Etats-Unis auraient augmenté de 0,3% le mois dernier contre 0,1% en janvier et que les mises en chantier de logements se seraient accrues de 12,2% (leur plus haut niveau depuis trois ans) contre 2% ainsi que le salaire hebdomadaire moyen de 2,4% contre 1,7% pendant la même période, reflétant tous ensemble une certaine surchauffe inflationniste de l’économie américaine.
Toutefois, les attaques à la hausse du dollar devaient tourner court, dans la crainte que toute nouvelle appréciation de son taux de change entraînerait une aggravation des déséquilibres commerciaux américains d’origine monétaire fort compromettante à la croissance économique. Ce sentiment a été renforcé à la veille du week-end par l’annonce d’une augmentation de 21,1% du déficit commercial américain en janvier à 12,71 milliards de dollars (son plus haut niveau depuis 10 ans) contre 10,49 milliards en décembre, consécutivement à l’accroissement des importations (83,48 milliards de dollars) à un rythme largement plus rapide que les exportations (70,78 milliards).
Ces chiffres ont donné donc plus d’actualité aux considérations ayant trait aux déséquilibres commerciaux qu’à celles du relèvement des taux d’intérêt pour prévenir l’inflation, autant après qu’on eut appris que le nombre des demandeurs d’allocations-chômage aux Etats-Unis, aurait augmenté de 3000 personnes pour totaliser 312.000 pendant la deuxième semaine de mars, phénomène excluant la surchauffe d’une économie qui supprime des emplois.
Cela étant, et dans l’attente des délibérations du comité de l’open market au sujet de l’orientation de la politique monétaire américaine, le dollar devait subir à la veille du week-end une correction des excès commis à sa hausse après l’intervention d’Alan Greenspan devant le Congrès. Il a ainsi achevé la semaine, vendredi dernier, à New York, à 1,6865 D.M. contre 1,6940 au vendredi 14 mars (—0,44%), à 5,6855 F.F. contre 5,7175 (—0,56%), à 122,70 yen contre 123,45 (— 0,61%), à 1687,00 lires contre 1691,00 (—0,24%), à 1,6045 pour un sterling contre 1,6025 (—0,12%) tout en se maintenant à 1,4575 F.S.

Or: Résistant

Les cours de l’or ont présenté une grande résistance à la baisse, la semaine dernière, bénéficiant de quelques rachats du découvert à plus de 350,00 dollars l’once, surtout à la veille du week-end. C’est ainsi qu’à New York, la parité de l’once a clôturé, vendredi dernier, à 353,00 dollars, après un plus bas à 347,50 dollars au début de la semaine contre 352,60 dollars au vendredi 14 mars, en légère hausse de 0,11% en moyenne.
Quant à l’argent-métal,il n’a pas pu se soustraire aux influences baissières émanant des dégagements bénéficiaires opérés dès le début de la semaine. Il est tombé, en effet, vendredi dernier, à New York, à 5,1380 dollars l’once contre 5,2510 dollars au vendredi 14 mars, en sensible repli de 2,15% en moyenne.

Elie KAHWAGI
La livre libanaise est demeurée bien disposée la semaine dernière sur le marché des changes de Beyrouth. Elle ne s’est guère ressentie de la décision de la Banque du Liban (B.D.L.) de dispenser les établissements de crédit de l’obligation de souscrire aux bons du Trésor libanais à concurrence de 40% de leurs dépôts, mesure étant censée libérer une masse de capitaux de quelque 5.000 milliards de L.L. en quête de nouveaux emplois. De fait, le dollar continuait à être offert quoiqu’à des montants correspondant souvent au potentiel de la demande privée à des fins de placement dans des instruments financiers émis par certaines banques de la place.Dans ces conditions, le «billet vert» devait rester coincé encore la semaine dernière dans des marges étroites, se négociant toujours en deçà des taux moyens...