«A aucun moment les douanes cubaines n’ont forcé le bagage qui est arrivé déjà ouvert dans notre pays», affirme le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Les Etats-Unis ont protesté formellement auprès de Cuba contre la violation de leur courrier diplomatique, a annoncé Washington.
Les autorités cubaines «ont ouvert la valise, l’ont fouillée», a déclaré le porte-parole du département d’Etat Nicholas Burns. «Les Cubains n’ont pas le droit d’inspecter nos valises diplomatiques», a-t-il ajouté.
Selon les autorités cubaines, la valise diplomatique est arrivée à l’aéroport de La Havane par une compagnie aérienne étrangère, qui a informé la Section des intérêts américains à La Havane «de l’arrivée de la valise ouverte».
Le bagage contenait «un grand nombre d’éditions de poche» du programme du gouvernement américain pour un changement politique à Cuba, «document offensif contre la souveraineté et la dignité cubaines».
Ces publications «étaient évidemment destinées à la distribution par la Section des intérêts dans le cadre de sa politique d’agression de Cuba», ont accusé les autorités.
La valise contenait «des documents destinés au mouvement dissident cubain en faveur de la démocratie», a révélé le parlementaire anticastriste Lincoln Diaz-Balart, aux Etats-Unis.
Les autorités cubaines ont dénoncé «l’utilisation de la valise diplomatique pour transporter ce genre de document attentatoire à l’ordre constitutionnel» et ont estimé qu’il s’agissait d’«un abus des prérogatives et privilèges prévus par la Convention de Vienne».
«Aucun article de la Convention ne protège ce genre d’agissements», a affirmé Cuba.
Une mission diplomatique ne peut commettre des actes illégaux sur le territoire du pays où elle est accréditée, a rappelé le gouvernement cubain. Un tel cas viole l’article 8 de la loi sur la Dignité et la Souveraineté Cubaines, contre-pied à la loi américaine Helms-Burton.
Cuba a protesté auprès des Etats-Unis contre «cette nouvelle tentative d’agression» de la part de Washington et a informé les autorités américaines qu’«elle ne permettra pas l’entrée de tels matériels subversifs sur son territoire».


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