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Actualités - Chronologie

Choisir de nouveaux membres parmi 12 candidats Une situation inédite pour l'OTAN

BRUXELLES, 23 Mars (AFP). — L’OTAN est confrontée à une situation inédite depuis sa création en 1949: choisir de nouveaux membres parmi 12 candidats, sans trop décevoir les recalés, lors d’un processus qui se veut transparent.
«Il y a un consensus tacite entre les 16 membres de l’Alliance pour inviter en juillet la Pologne, la République tchèque et la Hongrie à adhérer» à l’Organisation, tandis que «d’autres pays, comme les Baltes ou l’Albanie, savent qu’ils sont hors course», résume un diplomate.
Les certitudes au siège de l’OTAN s’arrêtent aujourd’hui à ce constat, qui laisse de côté pour le moment la Slovénie et la Roumanie, deux autres candidats très sérieux sur lesquels des interrogations demeurent.
Lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance, à Madrid les 8 et 9 juillet, «entre 3 et 5 pays» seront invités à adhérer, prédisent plusieurs diplomates.
Reste à savoir comment officialiser le choix des heureux élus, forcément politique, tout en laissant la porte ouverte à de possibles nouvelles adhésions, peu probables à court terme, sans entériner publiquement une nouvelle fracture de l’Europe.
La question est hautement sensible et a donné lieu à une nouvelle réunion très secrète entre les ambassadeurs des 16 pays membres, à l’initiative du secrétaire général Javier Solana, qui craint «les pressions et la publicité» sur le processus d’élargissement, selon des diplomates.
Certains alliés, dont les Etats-Unis, tiennent cependant à un «processus transparent, non mystérieux et sans dramatisation excessive», a-t-on ajouté de mêmes sources.
Après la remise en mai de rapports internes portant sur des critères militaires et sur le coût de l’élargissement, la réunion semestrielle des ministres des Affaires étrangères de l’Alliance, qui se tiendra fin mai au Portugal, sera un pas important dans le processus de désignation des heureux élus, selon des diplomates.
Sans prendre de décision formelle, les ministres évoqueront pour la première fois entre eux les pays d’Europe centrale retenant leur attention. Sur sa proposition, un voyage express de Javier Solana devrait être organisé ensuite en juin dans les 16 capitales pour recueillir les choix définitifs des membres de l’Alliance, selon les mêmes sources.
Muni de ces choix, le secrétaire général pourra ensuite faire le tri entre les candidats qui recueillent un consensus et ceux qui n’y réussissent pas. Dans le même temps, «avant le sommet de juillet», il avertira les pays qui ne seront pas retenus, précise un diplomate.
«La sélection ne peut se faire à Madrid à l’image de la cérémonie des Oscars pour le cinéma», explique cette source, en rappelant que l’objectif de l’Alliance est d’inviter dans la capitale espagnole tous les pays membres du programme de coopération du Partenariat pour la Paix.
Avec les 16 membres de l’OTAN, le sommet, déjà qualifié d’«historique», pourrait accueillir une quarantaine de pays, précise un autre diplomate.
Si choisir de nouveaux membres parmi douze candidats est un fait sans précédent dans l’histoire de l’Organisation, celle-ci s’est déjà élargie à plusieurs reprises: à sa création le 4 avril 1949, elle ne comprenait que douze pays, devenus quatorze avec l’adhésion en 1952 de la Grèce et la Turquie, quinze avec celle en 1955 de l’Allemagne et seize avec l’entrée de l’Espagne en 1982.
Issus d’Europe de l’Est, les douze candidats d’aujourd’hui n’ont pas les mêmes chances d’accès: outre la Pologne, la République tchèque et la Hongrie, données favorites, la Slovénie et la Roumanie, au rôle d’outsiders, il s’agit de la Slovaquie (au régime jugé peu démocratique), de la Lituanie, la Lettonie, et de l’Estonie (dont l’adhésion ferait franchir une «ligne rouge» à l’OTAN vis-à-vis de la Russie), de l’Albanie, de la Macédoine et de la Bulgarie.
BRUXELLES, 23 Mars (AFP). — L’OTAN est confrontée à une situation inédite depuis sa création en 1949: choisir de nouveaux membres parmi 12 candidats, sans trop décevoir les recalés, lors d’un processus qui se veut transparent.«Il y a un consensus tacite entre les 16 membres de l’Alliance pour inviter en juillet la Pologne, la République tchèque et la Hongrie à adhérer» à l’Organisation, tandis que «d’autres pays, comme les Baltes ou l’Albanie, savent qu’ils sont hors course», résume un diplomate.Les certitudes au siège de l’OTAN s’arrêtent aujourd’hui à ce constat, qui laisse de côté pour le moment la Slovénie et la Roumanie, deux autres candidats très sérieux sur lesquels des interrogations demeurent.Lors du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Alliance, à Madrid les 8 et 9...