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Actualités - Chronologie

Affaire Lake : Clinton dénonce une atmosphère de vengeance politique (photo)

WASHINGTON, 19 Mars (AFP). — Le président Bill Clinton a regretté qu’Anthony Lake ait été contraint de renoncer à diriger la CIA et a affirmé qu’un climat de «vengeance politique» régnait à Washington. «La décision de Tony Lake de retirer sa nomination comme directeur de la CIA est une vraie perte pour le pays et pour moi», a déclaré le président américain à des journalistes à la Maison-Blanche.
«Personne ne devrait subir ce qu’il a subi pendant son processus de confirmation», a-t-il ajouté.
«Cet épisode en dit long sur la manière dont se passent beaucoup de choses dans la capitale fédérale. Depuis trop longtemps, nous avons laissé des procédures politiques ordinaires (…) dégénérer, premièrement, en chamaillerie politique et, ensuite, en vengeance politique», a dit M. Clinton.
Il a indiqué qu’il nommerait «très prochainement» une nouvelle personne pour diriger la CIA, mais a averti que sa décision pourrait prendre un certain temps pour éviter la répétition de ce qui s’est passé avec Anthony Lake.
M. Lake avait décidé lundi soir de renoncer au poste de directeur de la centrale américaine du renseignement (CIA), arguant d’une procédure longue et injuste devant le Sénat, qui selon la Constitution fédérale est chargé de confirmer les nominations du président.
«Le cycle de la destruction politique doit s’arrêter et j’espère que nous allons y mettre un terme dès aujourd’hui», a conclu Bill Clinton.
Interrogé sur d’autres candidats possibles, le président a indiqué qu’il «ne serait vraiment pas juste d’avancer un nom» à ce stade.
Les noms de l’actuel directeur adjoint de la centrale George Tenet et l’ancien Attorney General adjoint, Jamie Gorelick, circulent toutefois avec insistence.
«La nomination de Lake s’est trouvée déstabilisée par le fait qu’il a été contraint à travailler au sein d’une machine politique dévouée à recueillir des fonds politiques», a rétorqué pour sa part un sénateur républicain de l’Indiana, Dan Coats. Il faisait référence aux difficultés rencontrées par M. Lake pour expliquer le fait qu’il n’ait pas été tenu au courant de problèmes liés à des contacts entretenus par des responsables du Parti démocrate chargés de recueillir des fonds de campagne et ses collaborateurs.
«La Maison-Blanche accuse les républicains. Mais en fin de compte, l’échec de cette nomination provient du fait que nos services de renseignement ont été politisés à des fins partisanes», a-t-il dit.
«Si Anthony Lake a été victime d’un processus politique devenu fou, ce processus politique a son siège à la Maison-Blanche même», a ajouté M. Coats lors d’un débat au Sénat sur une motion demandant la nomination d’un procureur indépendant pour enquêter sur les scandales touchant au financement de la dernière campagne électorale.
Ces scandales, révélées quotidiennement par la presse, «donnent l’image d’une administration obsédée par sa réélection, indifférente aux règles de bonne conduite et organisée pour contourner la loi», a-t-il encore estimé.
WASHINGTON, 19 Mars (AFP). — Le président Bill Clinton a regretté qu’Anthony Lake ait été contraint de renoncer à diriger la CIA et a affirmé qu’un climat de «vengeance politique» régnait à Washington. «La décision de Tony Lake de retirer sa nomination comme directeur de la CIA est une vraie perte pour le pays et pour moi», a déclaré le président américain à des journalistes à la Maison-Blanche.«Personne ne devrait subir ce qu’il a subi pendant son processus de confirmation», a-t-il ajouté.«Cet épisode en dit long sur la manière dont se passent beaucoup de choses dans la capitale fédérale. Depuis trop longtemps, nous avons laissé des procédures politiques ordinaires (…) dégénérer, premièrement, en chamaillerie politique et, ensuite, en vengeance politique», a dit M. Clinton.Il a indiqué...