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Actualités - Conferences Internationales

Internet mis en cause dans la propagation de la pédophilie

BUENOS AIRES, 19 Mars (AFP). — Internet, depuis un an environ, est régulièrement visité et fréquenté par des pédophiles de tous les pays du monde qui profitent de l’anonymat de ce vaste outil de communication pour échanger notamment des photos d’enfants dans des attitudes suggestives.
Pour essayer de lutter contre ce phénomène, le principal fournisseur d’accès à Internet, America Online, qui compte plus de huit millions d’abonnés, dont 500.000 en Europe, a été invité a participer à la première conférence internationale sur les délits contre l’enfance, qui a débuté mardi à Buenos Aires.
John D. Ryan, conseiller juridique d’America Online, a notamment développé, au cours d’un atelier à huis clos, les méthodes employées pour la transmission de matériel pornographique impliquant des mineurs, et expliqué la coopération qui pouvait se mettre en place entre les prestataires de service Internet et les services des divers pays affectés par cette nouvelle criminalité.
«Même si l’on estime que ces échanges de documents représentent une proportion infime dans la totalité des communications sur Internet, il n’existe aucune véritable statistique sur le développement de cette criminalité», reconnaît John Ryan.
Cette absence de statistiques se retrouve d’ailleurs dans toutes les formes de délits sexuels commises sur des mineurs, ce qui illustre la récente prise en considération de ce phénomène de société, soulignent les experts.
«Pourtant, souligne M. Ryan, en 1996, une centaine de personnes qui s’étaient servies d’Internet pour diffuser des photos pornographiques avec des mineurs ont pu être déférées devant les tribunaux américains sur la base de lois fédérales existantes».
Les pédophiles qui se retrouvent sur Internet se servent essentiellement de cet outil pour développer leurs collections de photos, une des caractéristiques de ce genre de malades. Selon les études en cours, aucune organisation criminelle structurée n’a encore pris en main cette forme de criminalité qui est plutôt l’œuvre de pédophiles isolés se retrouvant sur le réseau.
Selon M. Ryan, il n’existe pas encore une police d’Internet «ni une surveillance active et continue du réseau». Ce sont en général des utilisateurs, scandalisés par certaines images, qui donnent l’alerte. «S’il s’agit d’un de nos abonnés, nous communiquons ses coordonnées au service de police du pays concerné à partir de notre base de données».
«Dans le cas contraire, nous alertons la société concernée par la plainte», affirme M. Ryan. «Il n’est absolument pas question de ne pas respecter l’intimité et le caractère privé des informations échangées sur le réseau. Mais, notre intervention est nécessaire quand les documents diffusés portent atteinte à la morale», précise encore le représentant d’America Online.
La conférence de Buenos Aires devrait, notamment, permettre de mieux définir le type de coopération entre les fournisseurs d’Internet et les organismes d’Etat chargés de faire respecter les lois. En effet, face à cette nouvelle forme de criminalité ayant su s’adapter rapidement à l’évolution des techniques, un aménagement conséquent des textes de loi est nécessaire dans de nombreux pays qui sont pour l’instant désarmés face à ce phénomène.
BUENOS AIRES, 19 Mars (AFP). — Internet, depuis un an environ, est régulièrement visité et fréquenté par des pédophiles de tous les pays du monde qui profitent de l’anonymat de ce vaste outil de communication pour échanger notamment des photos d’enfants dans des attitudes suggestives.Pour essayer de lutter contre ce phénomène, le principal fournisseur d’accès à Internet, America Online, qui compte plus de huit millions d’abonnés, dont 500.000 en Europe, a été invité a participer à la première conférence internationale sur les délits contre l’enfance, qui a débuté mardi à Buenos Aires.John D. Ryan, conseiller juridique d’America Online, a notamment développé, au cours d’un atelier à huis clos, les méthodes employées pour la transmission de matériel pornographique impliquant des mineurs, et...