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Actualités - Chronologie

"Baalbeck, nouvel album-photo d'Abad"



PARIS, 18 Mars (AFP). – D’un débat sur la biennale des arts à Dakar aux concerts du «café musical», en passant par une exposition de plasticiens, le Couvent des Cordeliers à Paris abrite jusqu’au 17 avril les «Suites africaines», manifestations multiformes de l’art africain actuel.
Il s’agit pour les organisateurs – la Mairie de Paris et l’association Revue Noire – de montrer «l’ouverture à la modernité d’un continent qu’on enferme trop vite dans les seuls problèmes de pauvreté ou dans un exotisme facile».
L’exposition proprement dite regroupe les talents du peintre marocain Mohammed Kacimi, dont les surimpressions de souvenirs, de traces et d’empreintes rappellent ses grandes installations murales d’Asilah, ou du sculpteur sénégalais Moustapha Dime qui, avec des branchages ou des carcasses abandonnés sur l’île de Gorée, recrée des rondes de silhouettes humaines.
Autre grand parmi les sculpteurs africains, l’Ethiopien Michaël Bethe Sélassié a dressé ses totems en papier mâché monumentaux et multicolores en groupe, comme pour souligner le cri d’angoisse et l’interrogation qui émanent de leurs yeux ahuris ou de leur bouche arrondie.
Tandis que le Malien Abdoulaye Konaté déploie une toile de coton et d’objets cousus de 14 mètres de long, le Mauritien Ennri Kums, créateur du premier lieu multisexuel et multiracial du Cap (Afrique du Sud) déploie comme des cerfs-volants d’étonnants panneaux érotico-naïfs.
Avec une installation-labyrinthe, où l’on a du mal à remonter les fils de laine qui entravent treize portes impossibles à reconnaître les unes des autres, l’artiste camerounais Pascale Marthine Tayou dispose comiquement un bric-à-brac récupéré dans des poubelles, ce qu’il appelle un «gâteau de chaussettes».
Si les projections de photos souffrent d’une installation déficiente, le café musical s’ouvre aux débats quotidiens, à de courts concerts, à des performances de danse contemporaine et même à des défilés de mode.
Enfin, chaque dimanche, la scène est ouverte à la jeune création et la création amateur africaines à Paris.
PARIS, 18 Mars (AFP). – D’un débat sur la biennale des arts à Dakar aux concerts du «café musical», en passant par une exposition de plasticiens, le Couvent des Cordeliers à Paris abrite jusqu’au 17 avril les «Suites africaines», manifestations multiformes de l’art africain actuel.Il s’agit pour les organisateurs – la Mairie de Paris et l’association Revue Noire – de montrer «l’ouverture à la modernité d’un continent qu’on enferme trop vite dans les seuls problèmes de pauvreté ou dans un exotisme facile».L’exposition proprement dite regroupe les talents du peintre marocain Mohammed Kacimi, dont les surimpressions de souvenirs, de traces et d’empreintes rappellent ses grandes installations murales d’Asilah, ou du sculpteur sénégalais Moustapha Dime qui, avec des branchages ou des carcasses...