"La dame au Camelias" version Avedissian reprise (photo)
le 17 mars 1997 à 00h00
Il faut oublier la plume de Dumas fils et mettre au vestiaire les images de Marie Duplessis, Marguerite Gautier, Greta Garbo et il ne faut surtout pas se souvenir de «La Traviata» de Verdi. Suspendue quelque temps après son lancement, «Ghadat al Camélia» (La dame aux camélias), mise en scène par Gérard Avédissian au théâtre de l’Athénée à Jounieh , est reprise, avec, comme tête d’affiche non plus Madona, mais Suzanne Tamim, jeune lauréate de Studio el Fann qui tient là son premier grand rôle. C’est une «Dame aux camélias» bien de chez nous. Dans cette version libanaise d’une femme entretenue mais rachetée par la grâce de l’amour, le texte (Gisèle Hachem Zard) suit de très près le canevas de Dumas dans un décor un peu surréaliste (Robert Hélou). Le spectacle est conçu comme un show à panache orientalo-hollywodien prétexte à des tableaux chatoyants de danse (chorégraphie Samir Khoury) et à un défilé de costumes somptueux (excellent travail de Fouad Sarkis) qui ne craignent ni l’excès de paillettes d’or et de fanfreluches ni la surcharge de voiles et de soieries... Sur un livret composé d’airs signés Walid Gholmieh, Elie Choueiri, Antoine Al Chaak, Bassem Yazbeck et Abdo Mounzer, les acteurs Paul Sleiman, Saadé Saadé, Samia Khoury, Georges Khabbaz et Fadia Saïbi reconstituent le tragique parcours de cette demi-mondaine en prise avec une société qui ne pardonne rien aux femmes déchues...
Il faut oublier la plume de Dumas fils et mettre au vestiaire les images de Marie Duplessis, Marguerite Gautier, Greta Garbo et il ne faut surtout pas se souvenir de «La Traviata» de Verdi.Suspendue quelque temps après son lancement, «Ghadat al Camélia» (La dame aux camélias), mise en scène par Gérard Avédissian au théâtre de l’Athénée à Jounieh , est reprise, avec, comme tête d’affiche non plus Madona, mais Suzanne Tamim, jeune lauréate de Studio el Fann qui tient là son premier grand rôle.C’est une «Dame aux camélias» bien de chez nous. Dans cette version libanaise d’une femme entretenue mais rachetée par la grâce de l’amour, le texte (Gisèle Hachem Zard) suit de très près le canevas de Dumas dans un décor un peu surréaliste (Robert Hélou). Le spectacle est conçu comme un show à panache...
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