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Actualités - Chronologie

Les gays : minorité silencieuse à la chambre des communes

LONDRES, 12 Mars (AFP). — Combien d’homosexuels se cachent sur les bancs de la chambre des Communes? La question agite la classe politique britannique depuis que l’estimation de «40 à 50» a été lancée par l’ancien membre d’un groupe de pression influent du Parlement.
Lui même gay, Ian Greer a affirmé ce week-end sur la BBC que ces députés étaient «souvent indiscrets dans leurs conversations» et qu’il en connaissait une cinquantaine «certains mariés, d’autres non, mais ayant choisi de ne faire aucune déclaration sur leur sexualité».
L’affirmation d’un homme dont la société a fait faillite après avoir défendu en vain les intérêts d’un élu impliqué dans un scandale de pots-de-vin serait à manier avec précaution si le chroniqueur parlementaire du Times, Matthew Parris, ne confirmait cette évaluation au Guardian de mardi. Considéré comme l’un des 50 gays les plus influents de Grande-Bretagne, Matthew Parris a vu de près le monde de Westminster lorsqu’il était député tory aux temps de Margaret Thatcher.
Pourtant, il n’y a que deux homosexuels déclarés sur les 645 élus siégeant au Parlement.
A droite, Michael Brown a dû assumer sa sexualité après qu’un journal populaire eut raconté ses vacances avec un jeune étudiant.
A gauche, Chris Smith, élu londonien, a choisi il y a quelques années de faire une déclaration publique. Si les travaillistes prennent le pouvoir aux élections générales du printemps, il deviendra le premier homosexuel avoué à être membre du cabinet, détenant le portefeuille de la Santé.
Ces prochaines élections risquent de faire trembler certains «homosexuels honteux» de Westminster si le groupe de pression «Outrage!» met à exécution sa menace de révéler les noms de tous ceux d’entre-eux qui ont voté contre les textes donnant plus de droits et de libertés aux gays.
LONDRES, 12 Mars (AFP). — Combien d’homosexuels se cachent sur les bancs de la chambre des Communes? La question agite la classe politique britannique depuis que l’estimation de «40 à 50» a été lancée par l’ancien membre d’un groupe de pression influent du Parlement.Lui même gay, Ian Greer a affirmé ce week-end sur la BBC que ces députés étaient «souvent indiscrets dans leurs conversations» et qu’il en connaissait une cinquantaine «certains mariés, d’autres non, mais ayant choisi de ne faire aucune déclaration sur leur sexualité».L’affirmation d’un homme dont la société a fait faillite après avoir défendu en vain les intérêts d’un élu impliqué dans un scandale de pots-de-vin serait à manier avec précaution si le chroniqueur parlementaire du Times, Matthew Parris, ne confirmait cette...