La police s’est présentée à deux reprises ces deux dernières semaines au siège de la National Democratic Institute (NDI), en l’accusant de dépendre de l’Autorité autonome de M. Yasser Arafat, a indiqué le directeur du NDI Shean Carroll.
Ces perquisitions ont fait suite à l’ordre de fermeture donné par la police à quatre bureaux palestiniens fonctionnant illégalement selon Israël dans le secteur disputé de Jérusalem.
Selon M. Carrol, le 27 février, durant leur première perquisition, «les policiers ont été très agressifs. Ils ne se sont même pas identifiés et ont dégainé leurs pistolets en nous accusant grosso modo de travailler pour l’Autorité palestinienne».
«Lundi dernier, trois d’entre eux sont revenus et ont à nouveau posé des questions. Je leur ai dit qu’ils faisaient erreur et qu’ils n’étaient pas habilités à agir de la sorte», a-t-il poursuivi.
Le NDI, basé à Jérusalem, est entièrement financé par l’Agence américaine pour le développement international et compte parmi ses membres les anciens secrétaires d’Etat américains Edmund Muskie et Cyrus Vance.
L’actuel secrétaire d’Etat Madeleine Albright a également figuré parmi les hauts responsables de cette organisation avant de prendre ses fonctions d’ambassadeur aux Nations Unies. L’ambassadeur américain à Tel-Aviv Martin Indyk a contacté des officiels israéliens après le raid de la police du 27 février pour leur expliquer le rôle exact du NDI, a indiqué le porte-parole du consulat américain à Jérusalem-Est Duncan Mcinnis.
Après l’incident, «il s’est expliqué avec plus d’acrimonie, et la police l’a assuré que de tels incidents ne se reproduiraient plus», a-t-il ajouté.


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