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Actualités - Chronologie

Ombres chinoises sur les affaires de financement de la campagne présidentielle US

WASHINGTON, 11 Mars (AFP). — Les accusations de financements illicites de la campagne électorale américaine gagnaient en ampleur hier avec, en toile de fond, toujours la Chine et le Parti démocrate du président Bill Clinton.
La Maison-Blanche et le Congrès, à majorité républicaine, souhaitaient lundi être informés sur ce que le FBI (police fédérale) a découvert sur de possibles tentatives par le gouvernement chinois de contribuer l’an dernier aux fonds de campagne de plusieurs personnalités américaines, dont au moins six parlementaires.
L’un d’eux, Dianne Feinstein, sénateur démocrate de Californie, avait révélé ce week-end que le FBI l’avait mise en garde contre de telles manœuvres, peu avant un vote du Congrès en juin dernier sur le renouvellement de l’octroi à Pékin de la clause commerciale de la nation la plus favorisée, garantissant à la Chine des milliards de dollars en revenus.
Le mois dernier, le quotidien Washington Post avait affirmé que le département de la Justice détenait des preuves que la mission diplomatique de l’ambassade de Chine à Washington avait tenté d’organiser le versement de contributions au Parti démocrate pendant la campagne pour les élections législatives et présidentielles de novembre dernier.
De telles contributions seraient illégales et jetteraient un doute sur l’indépendance de la politique étrangère américaine vis-à-vis de Pékin.
Les dernières accusations ont d’autant plus de poids que de nombreuses allégations de financements illicites de la campagne ont été récemment soulevées par la presse et le Congrès. Le Parti démocrate, principal visé, a reconnu avoir fait des erreurs et a accepté de rembourser près de 3 millions de dollars en contributions douteuses, provenant notamment du puissant conglomérat indonésien, le groupe Lippo, qui a des liens avec les autorités chinoises.
Un autre personnage central aux «affaires» est un homme d’affaires américain d’origine taïwanaise, Johnny Chung, qui a des intérêts économiques en Chine.

Surprise

Le président Bill Clinton a affirmé mercredi n’avoir «aucune raison» de penser qu’un pays étranger, en l’occurrence la Chine, ait exercé une influence sur les décisions de la Maison-Blanche par le biais de contributions financières. Leon Penetta, ancien secrétaire général de la Maison-Blanche, a affirmé ce week-end que ni lui-même, ni le président n’avaient été mis au courant d’une possible enquête du FBI à l’époque.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, a affirmé lundi que le FBI avait informé deux membres du Conseil National de Sécurité, dépendant directement du président, de cette affaire l’an dernier, mais avait exigé qu’ils n’en parlent à personne, pas même au président.
Si M. Clinton avait été informé dès juin, «j’imagine qu’il aurait pu agir sur le plan diplomatique» vis-à-vis de la Chine, a-t-il dit, ajoutant que le secrétaire d’Etat, Madeleine Albright, avait soulevé le sujet lors de sa récente visite à Pékin, le mois dernier.
L’ambassadeur des Etats-Unis à Pékin, James Sasser, a déclaré pour sa part qu’il serait «la personne la plus surprise aux Etats-Unis d’Amérique si nous découvrions la moindre participation par le gouvernement chinois aux contributions de campagne».
Ces irrégularités présumées menacent toutefois de nuire aux relations parfois difficiles entre Washington et Pékin à un moment où le vice-président américain, Al Gore, se prépare à se rendre en visite officielle en Chine.
Au Congrès, plusieurs voix, républicaines mais aussi démocrates, se sont élevées pour réclamer sans tarder la nomination d’un procureur indépendant afin de faire toute la lumière sur cette affaire.
A Pékin, un responsable du ministère des Affaires étrangères, cité par l’agence Chine Nouvelle, a qualifié d’«invention mal-intentionnée» les informations sur des donations de la Chine au Parti démocrate américain. La Chine «n’a jamais été impliquée d’aucune façon dans les affaires politiques américaines», a déclaré Mei Ping, directeur du département des Affaires d’Amérique et d’Océanie au ministère chinois des Affaires étrangères, selon l’agence.
WASHINGTON, 11 Mars (AFP). — Les accusations de financements illicites de la campagne électorale américaine gagnaient en ampleur hier avec, en toile de fond, toujours la Chine et le Parti démocrate du président Bill Clinton.La Maison-Blanche et le Congrès, à majorité républicaine, souhaitaient lundi être informés sur ce que le FBI (police fédérale) a découvert sur de possibles tentatives par le gouvernement chinois de contribuer l’an dernier aux fonds de campagne de plusieurs personnalités américaines, dont au moins six parlementaires.L’un d’eux, Dianne Feinstein, sénateur démocrate de Californie, avait révélé ce week-end que le FBI l’avait mise en garde contre de telles manœuvres, peu avant un vote du Congrès en juin dernier sur le renouvellement de l’octroi à Pékin de la clause commerciale de la...