Athènes, Buenos Aires, Le Cap, Rome et Stockholm sont les présélectionnés, parmi 11 candidats, qui vont maintenant s’affronter jusqu’au 5 septembre pour être désignée ville organisatrice.
Lille, représentant la France, ainsi qu’Istanbul, Rio de Janeiro, San Juan de Porto Rico, Séville et Saint-Pétersbourg sont les six éliminés.
La «short-list», annoncée vendredi au musée olympique de Lausanne, confirme largement les conclusions du rapport d’évalutation du CIO sur les qualités techniques de chaque candidature.
Et la défense de chacun des projets, jeudi, devant le collège de sélection n’aura provoqué aucun revirement spectaculaire.
Athènes, Buenos Aires, Rome et Stockholm étaient données favorites après la publication de ce rapport.
La sélection du Cap était aussi attendue pour des raisons géographiques, le Continent africain n’ayant jamais organisé les JO, et politiques, certains responsables du sport international estimant que sa présence dans la liste restreinte constituait une forme de reconnaissance après l’abolition de l’apartheid.
«C’est la reconnaissance de nos capacités et l’expression de la confiance dans l’Afrique comme continent disposant d’un brillant avenir», a déclaré le président sud-africain Nelson Mandela.
«La perspective de Jeux olympiques au Cap constitue pour l’Afrique du Sud un nouveau défi à relever, pour jouer un rôle actif dans la renaissance africaine», a-t-il ajouté.
La sélection de Buenos Aires offre pour la première à un autre continent, l’Amérique du Sud, l’occasion d’organiser un tel événement.
«C’est historique. C’est la première fois que la bannière olympique se trouve en Amérique latine», a déclaré Hugo Porta, ministre argentin des Sports. «Nous sommes maintenant la seule ville d’Amérique du Sud en course et nous espérons que tous les Sud-Américains vont être derrière nous».
Rome et Athènes
bien placées
Il est clair que les membres du CIO ont trouvé séduisante l’idée d’organiser les Jeux sur un nouveau continent au début du prochain millénaire.
Pourtant Rome et Athènes conservent de très sérieuses chances.
Bénéficiant de bons rapports d’évaluation, les deux cités méditérranéennes étaient le plus souvent citées pour figurer parmi les finalistes bien qu’ayant déjà accueilli les JO: en 1960 pour la capitale italienne et en 1896 pour la capitale grecque lors des premiers Jeux de l’ère moderne.
«C’est une aventure en deux étapes et nous venons juste de franchir la première», a déclaré le président de l’IAAF, l’Italien Primo Nebiolo. «Et la seconde étape sera encore plus dure».
Paradoxalement, dans une sélection où l’Europe est majoritairement représentée, la candidature lilloise, articulée autour de ce thème n’a pas été retenue.
La déception était grande dans les rues de la cité nordiste où des centaines de personnes s’étaient massées sur la Grand-Place.
«Je suis déçu pour la ville de Lille et pour mon pays», a déclaré le maire Pierre Mauroy. «Je suis déçu pour tous les Français et toutes les Françaises qui nous ont apporté leur appui».

