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Actualités - Chronologie

Paris : la réunion du comité central d'entreprise tourne court (photo)

PARIS, 6 Mars (Reuter). — Un comité central d’entreprise extraordinaire de Renault, jeudi matin à Boulogne-Billancourt, a tourné court après le refus de Louis Schweitzer, P-DG du groupe, d’autoriser un délégué du site belge de Vilvorde à s’exprimer devant l’ensemble des élus.

A la suite de ce refus, élus CGT, CFDT et FO ont quitté la salle . Seuls les représentants de la CFE-CGC sont restés en séance.
Une manifestation a ensuite réuni quelque 700 personnes, dont 300 salariés belges, dans les rues de Boulogne-Billancourt, dans la banlieue parisienne, aux cris de «Même patron, même combat», «Renault solidarité», «Renault, Vilvorde, ouvert».
«La direction de Renault va payer cher le diktat qu’elle veut nous imposer», a déclaré Daniel Richter, porte-parole de la CFDT.
Pour protester contre la fermeture l’été prochain de l’usine de Vilvorde, qui emploie 3.100 personnes, et contre un projet de 2.764 suppressions de postes en France, les syndicats ont appelé les salariés de Renault en Europe à venir manifester le 11 mars à Paris, à l’occasion d’un comité de groupe extraordinaire.
Ils avaient déjà appelé à un arrêt de travail d’une heure dans les usines du groupe en France, en Belgique et en Espagne, le 7 mars.
La direction de Renault a fait savoir qu’elle n’excluait pas un éventuel reclassement de salariés belges de l’usine de Vilvorde sur des sites français.
Le sujet a été abordé mercredi à Douai (Nord) lors d’une réunion informelle avec des syndicalistes et des salariés belges, a déclaré une porte-parole du groupe.
Lundi dernier, Louis Schweitzer, P-DG de Renault, avait donné son accord de principe à une rencontre dans la semaine avec les représentants du personnel de l’usine flamande.
«Je souhaite pouvoir rencontrer dans les meilleurs délais une délégation belge. Je regrette que les conditions n’aient pas permis un tel contact ce matin. Je continue de déployer tous les efforts pour qu’un contact puisse s’établir», a déclaré le P-DG lors du CCE. Il attend «que le conseil d’entreprise belge (de Vilvorde) lui détermine une date de rendez-vous», a précisé une porte-parole du groupe.
Le P-DG du groupe avait proposé jeudi matin de recevoir le délégué belge, Raymond Smeulders, dans le cadre d’une suspension du comité d’entreprise, et non lors du comité central extraordinaire. «Les syndicats exigeaient un élargissement du CCE à la délégation belge, contraire aux prérogatives du CCE», a expliqué le groupe dans un communiqué.
Les syndicats belges, de même que la CGT et la CFDT, ont rejeté la proposition de Louis Schweitzer. Les élus CGT et CFDT ont quitté la salle à 10h00, deux heures après l’ouverture de la réunion. La séance à été levée un quart d’heure plus tard.
Devant quelque 300 ouvriers de Vilvorde massés devant le bâtiment, Raymond Smeulders a lu, en flamand et en français, la déclaration qu’il comptait faire lors du comité central d’entreprise.
«M. Schweitzer, la décision de fermeture de Vilvorde est une décision lâche, non productive et non économique. Je peux vous assurer qu’on luttera jusqu’à la fin s’il le faut. On est prêt à discuter pour examiner toutes les possibilités de garder le site de production à Vilvorde», a-t-il lancé.
Quelques salariés ont tenté de pénétrer dans le bâtiment par une porte latérale, en brisant une vitre, mais des syndicalistes sont rapidement intervenus pour ramener le calme.
Le comité central extraordinaire devait être à l’origine consacré «à la stratégie commerciale industrielle et sociale» du groupe mais le dossier de Vilvorde et le plan social français ont occupé le devant de la scène.
Selon le quotidien financier belge «De Financieel-Economische Tijd» de jeudi, le constructeur automobile sud-coréen KIA envisage le rachat de l’usine de Vilvorde.
Jong Chung, directeur général de KIA Motors Europe, a déclaré au journal en marge du salon automobile de Genève qu’il devait d’abord se pencher sur les comptes de Renault Industrie Belgique avant de prendre une décision définitive.
Il a affirmé que KIA viserait une production de 150.000 voitures par an, ce qui correspond à la capacité maximum de l’usine.
Nicole Notat, secrétaire générale de la CFDT, se rendra à Vilvorde dans l’après-midi pour exprimer son soutien aux ouvriers de l’usine qui doit fermer en juillet.
Membre du comité exécutif de la Confédération européenne des Syndicats (CES), elle sera accompagnée du secrétaire général de cette organisation, l’Italien Emilio Gabaglio.
Les ouvriers de l’usine Renault du Mans ont débrayé durant une heure jeudi matin à l’appel de la CGT pour «condamner la stratégie de la régie».


PARIS, 6 Mars (Reuter). — Un comité central d’entreprise extraordinaire de Renault, jeudi matin à Boulogne-Billancourt, a tourné court après le refus de Louis Schweitzer, P-DG du groupe, d’autoriser un délégué du site belge de Vilvorde à s’exprimer devant l’ensemble des élus.A la suite de ce refus, élus CGT, CFDT et FO ont quitté la salle . Seuls les représentants de la CFE-CGC sont restés en séance.Une manifestation a ensuite réuni quelque 700 personnes, dont 300 salariés belges, dans les rues de Boulogne-Billancourt, dans la banlieue parisienne, aux cris de «Même patron, même combat», «Renault solidarité», «Renault, Vilvorde, ouvert».«La direction de Renault va payer cher le diktat qu’elle veut nous imposer», a déclaré Daniel Richter, porte-parole de la CFDT.Pour protester contre la fermeture...