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Actualités - Conferences Internationales

Interventions libanaises à la conférence arabe du travail

Les travaux de la 24e session de la conférence arabe du travail, qui se tient au Caire, se sont poursuivis hier.
Dans l’allocution qu’il a prononcée au cours de ces travaux, le chef de la délégation libanaise, M. Samir Aoun, a estimé que cette conférence se déroule dans un contexte politique et sécuritaire extrêmement grave, étant donné les menaces proférées par les dirigeants de l’Etat sioniste contre la Syrie et le Liban.
Pour ce qui est du Liban proprement dit, a souligné M. Aoun, l’occupation israélienne qui y sévit depuis des années a retardé son développement et minimisé les perspectives de travail, ce qui a provoqué un vaste mouvement d’exode de la main-d’œuvre qualifiée.
Après avoir fait l’éloge de la résistance, M. Aoun a mis l’accent sur la nécessité de développer la solidarité économique arabe en vue de faire face à la mondialisation et aux grands blocs économiques régionaux, dont seul l’Etat d’Israël est en mesure de tirer profit. Le projet de marché moyen-oriental, a-t-il poursuivi, que l’on cherche à imposer n’est, en fait, qu’un synonyme de l’«espace vital» et ne peut signifier qu’une substitution de l’occupation économique à l’occupation militaire.
Pour faire face à tous ces défis, a-t-il encore dit, il convient de créer le marché commun arabe, procéder à l’échange de la main-d’œuvre entre les pays arabes et s’inspirer des accords bilatéraux conclus dans le cadre du pacte de coopération et de coordination entre la Syrie et le Liban.
De son côté, le chef de la délégation du patronat libanais, M. Rachid Beydoun, a estimé que les mutations économiques mondiales imposent aux pays arabes la nécessité d’adhérer, en tant que bloc uni, aux accords économiques mondiaux, dont ceux du Gatt, soulignant que le seul moyen de faire face à la concurrence est de développer la richesse humaine et d’adopter une politique et des mesures qui permettent de s’adapter au nouvel ordre mondial.
Par ailleurs, les représentants du mouvement ouvrier à la conférence, qui ont tenu une réunion sous la présidence de M. Elias Abou-Rizk, ont exprimé leur appui à la Confédération générale des travailleurs du Liban, ainsi qu’aux plaintes contre le gouvernement libanais qu’elle a adressées aux Organisations internationale et arabe du travail. Ils ont, en outre, chargé le secrétariat général de l’Union internationale des syndicats ouvriers arabes de former une délégation qui aura pour mission de visiter le Liban et de prendre contact avec son gouvernement, en vue de l’ouverture d’un dialogue tendant à régler les questions objet de ces plaintes.
Les travaux de la 24e session de la conférence arabe du travail, qui se tient au Caire, se sont poursuivis hier.Dans l’allocution qu’il a prononcée au cours de ces travaux, le chef de la délégation libanaise, M. Samir Aoun, a estimé que cette conférence se déroule dans un contexte politique et sécuritaire extrêmement grave, étant donné les menaces proférées par les dirigeants de l’Etat sioniste contre la Syrie et le Liban.Pour ce qui est du Liban proprement dit, a souligné M. Aoun, l’occupation israélienne qui y sévit depuis des années a retardé son développement et minimisé les perspectives de travail, ce qui a provoqué un vaste mouvement d’exode de la main-d’œuvre qualifiée.Après avoir fait l’éloge de la résistance, M. Aoun a mis l’accent sur la nécessité de développer la solidarité...