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Actualités - Chronologie

Le ministre français de l'Industrie demande à Renault de renouer la discussion

PARIS, 4 Mars, (Reuter). — Le ministre français de l’Industrie, Franck Borotra, a demandé à Renault de renouer la discussion avec les pouvoirs publics et les salariés afin de financer sa reconversion industrielle et d’en limiter les conséquences sociales.
Renault, qui fait déjà face à la montée de la colère syndicale après l’annonce de la fermeture de l’usine belge de Vilvorde, devrait supprimer 2.764 postes en France en 1997.
Le comité central d’entreprise de Renault est convoqué pour le 13 mars pour être consulté sur un projet de 2.764 suppressions de postes en 1997 et sur 1.032 reclassements internes, selon des responsables syndicaux du groupe automobile.
Lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée, Franck Borotra a déclaré qu’il voulait, «à la demande du premier ministre, (...) que la direction de Renault renoue la discussion avec les pouvoirs publics, qu’elle discute avec les salariés pour mettre en place les moyens financiers nécessaires d’une part à la reconversion industrielle et d’autre part pour apporter des solutions en termes sociaux qui puissent permettre de limiter les conséquences de ces restructurations sur les personnes».
«Je crois que ce dialogue doit être engagé et que les moyens financiers doivent être mobilisés pour que de la sorte le problème humain soit pleinement pris en compte dans ces décisions de nature industrielle, parce que c’est une exigence à la fois économique, industrielle mais d’abord humaine», a-t-il ajouté.
Franck Borotra a justifié les restructurations décidées par Renault par la nécessité pour l’entreprise de se préparer à l’intensification de la concurrence.

Faire face à la
concurrence

«Les entreprises doivent être en situation de faire face en terme de compétitivité aux conditions de la concurrence. Si l’entreprise ne prend pas des mesures pour abaisser ses prix de revient et pour engager les restructurations nécessaires, alors ni en 1997 et ni en 1998 elle ne sera en état de retrouver l’équilibre», a-t-il dit.
«Les entreprises qui ne sont pas capables de faire face à la concurrence sont des entreprises qui, au bout du compte, disparaîtront», a-t-il déclaré lors de la séance des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.
Franck Borotra a rappelé qu’en 1995 la branche automobile de Renault a perdu 1,7 milliard de FF. En 1996, le marché automobile a été en très forte croissance (en France), de plus de 10%. Malgré cette situation favorable,Renault a perdu 2,6 points de parts de marché en France et, d’après ce que je lis dans les journaux, la perte d’exploitation de la branche automobile sera de l’ordre de 3 milliards», a-t-il dit.
Franck Borotra a ajouté que 1997 allait être «une année défavorable sur le plan de l’automobile puisque l’on s’attend à une baisse de 10-12% des ventes sur le marché français».
«Par conséquent, la concurrence va être encore polus forte parce que le marché va être plus restreint, et la concurrence se placera quasi exclusivement sur le niveau des prix», a déclaré Franck Borotra.
Le ministre a noté que Renault devait se mettre en position d’affronter également la concurrence mondiale à laquelle la firme se trouvera confrontée au début du siècle prochain.
Pour lui, il y a donc aujourd’hui un objectif «économiquement incontournable pour Renault» qui est la nécessité d’abaisser ses prix de revient, de réduire ses coûts, «pour créer les conditions de la compétitivité et pour sauvegarder l’avenir».

«Cela ne peut se faire qu’à partir d’une stratégie industrielle qu’il appartient à la direction de Renault de choisir et de mettre en œuvre dans le respect de la loi, dans le respect bien évidemment des intérêts sociaux et des intérêts du territoire où sont installées les usines», a-t-il ajouté.

Le ministre a en outre souligné les surcapacités de production de l’industrie automobile en Europe, avec 12,7 millions de véhicules particuliers neufs immatriculés en 1996 pour une capacité de production de 18 millions d’unités.
PARIS, 4 Mars, (Reuter). — Le ministre français de l’Industrie, Franck Borotra, a demandé à Renault de renouer la discussion avec les pouvoirs publics et les salariés afin de financer sa reconversion industrielle et d’en limiter les conséquences sociales.Renault, qui fait déjà face à la montée de la colère syndicale après l’annonce de la fermeture de l’usine belge de Vilvorde, devrait supprimer 2.764 postes en France en 1997.Le comité central d’entreprise de Renault est convoqué pour le 13 mars pour être consulté sur un projet de 2.764 suppressions de postes en 1997 et sur 1.032 reclassements internes, selon des responsables syndicaux du groupe automobile.Lors de la séance des questions d’actualité à l’Assemblée, Franck Borotra a déclaré qu’il voulait, «à la demande du premier ministre, (...) que...