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Actualités - Chronologie

Grève dans les territoires palestiniens contre la nouvelle colonie à Jérusalem

JERUSALEM, 3 Mars (AFP). — Les Palestiniens des territoires ont massivement participé à une grève générale lundi pour protester contre la mise en chantier d’une nouvelle colonie israélienne dans la partie arabe de Jérusalem.
La population de Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est a ainsi manifesté son soutien au président Yasser Arafat qui devait s’entretenir du sujet plus tard dans la journée à Washington avec le président Bill Clinton.
La grève générale a été lancée à l’appel du Conseil législatif palestinien dont le président, M. Ahmed Koreï, a averti qu’il ne s’agissait que d’une première étape de la lutte, si Israël persistait dans son intention de construire le nouveau quartier réservé aux juifs.
«Nous exprimons notre colère. Ce n’est qu’un premier pas qui sera suivi de mesures de plus en plus sévères, car nous ferons feu de tout bois», a déclaré M. Koreï dans un communiqué.
Les commerces, les ateliers, les banques et les administrations ont été fermés de 09h00 à 14h00 locales, les enfants ne sont pas allés à l’école et les rues étaient désertes, la population restant cloîtrée chez elle.
A Gaza, les habitants se sont abstenus de conduire leur voiture pendant la grève. En revanche dans l’enclave autonome de Tulkarem dans le nord de la Cisjordanie, ce sont plutôt les policiers palestiniens qui ont empêché des habitants de prendre leur véhicule, ont indiqué des témoins.
L’Autorité palestinienne a averti que le projet de construire 6.500 logements sur la colline de Jebel Abou Ghneim, que les Israéliens appellent Har Homa, à la limite entre Jérusalem-Est et Bethléem, était susceptible d’entraîner un bain de sang.

Riposte mesurée

Mais jusqu’à présent, la riposte palestinienne est restée très mesurée, les autorités intervenant pour que les manifestations quotidiennes de protestation sur le site du projet restent pacifiques.
L’Autorité palestinienne a parallèlement cherché à mobiliser la communauté internationale contre le projet israélien. «La grève est un message adressé aux Etats-Unis pour leur dire de bloquer cette colonie», a déclaré un membre du Conseil législatif, M. Bichara Daoud.
Pendant ce temps, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s’est ostensiblement rendu lundi dans le quartier arabe d’Abou Tor à Jérusalem-Est, pour y donner le coup d’envoi à des travaux d’infrastructure. M. Netanyahu a cherché à atténuer l’opposition au projet de Har Homa en annonçant un plan d’amélioration des infrastructures à Jérusalem-Est et de construction de 3.000 logements pour les Palestiniens.
Selon lui, 7 millions de dollars ont déjà été engagés depuis deux mois, sur un total de 40 millions prévus par son gouvernement pour améliorer les infrastructures à Jérusalem-Est, largement négligées par Israël.
Les Palestiniens, qui ne croient pas aux promesses de M. Netanyahu, affirment qu’ils auraient en tout état de cause besoin de 30.000 logements neufs à Jérusalem-Est pour faire face à la crise du logement.
Par ailleurs, selon le quotidien israélien Haaretz, le ministère de la Défense vient de donner son feu vert à l’extension des limites de Jérusalem de huit kilomètres plus à l’Est en Cisjordanie, afin de rejoindre la colonie juive de Maalé Adumim. Cette mesure aurait pour effet de pratiquement couper la Cisjordanie en deux parties, nord et sud.
Le projet, qui doit encore être approuvé par M. Netanyahu, prévoit la construction de 1.500 logements réservés aux juifs et d’hôtels d’une capacité de 3.000 lits entre Jérusalem et Maalé Adoumim, selon le Haaretz.
Alors que les Palestiniens entendent faire de Jérusalem-Est la capitale de leur futur Etat indépendant, les Israéliens considèrent le secteur arabe de la Ville sainte, occupé et annexé en 1967, comme une partie intégrante de leur «capitale indivisible».
JERUSALEM, 3 Mars (AFP). — Les Palestiniens des territoires ont massivement participé à une grève générale lundi pour protester contre la mise en chantier d’une nouvelle colonie israélienne dans la partie arabe de Jérusalem.La population de Cisjordanie, Gaza et Jérusalem-Est a ainsi manifesté son soutien au président Yasser Arafat qui devait s’entretenir du sujet plus tard dans la journée à Washington avec le président Bill Clinton.La grève générale a été lancée à l’appel du Conseil législatif palestinien dont le président, M. Ahmed Koreï, a averti qu’il ne s’agissait que d’une première étape de la lutte, si Israël persistait dans son intention de construire le nouveau quartier réservé aux juifs.«Nous exprimons notre colère. Ce n’est qu’un premier pas qui sera suivi de mesures de plus en...