Le «Post» affirme que si la CIA a éliminé beaucoup d’agents simplement parce qu’ils ne servaient plus, «un grand nombre d’informateurs licenciés pour violations (des droits de l’Homme) travaillaient en Amérique latine dans les années 80 et au début des années 90, mais quelques autres étaient employés au Proche-Orient et en Asie».
Selon le quotidien, «l’ampleur des suppressions laisse supposer que les informateurs posaient un plus grand problème au service clandestin de l’agence que la CIA n’a rien voulu reconnaître publiquement».
La purge a été déclenchée en 1994 par un rapport sur les informateurs de la CIA en Amérique latine, qui «a surpris les directeurs de l’agence car il prouvait bien que la CIA employait de nombreux étrangers impliqués dans des cas de violations des droits de l’Homme», selon le «Post».
Ce rapport a été réalisé après que la CIA eut découvert qu’un informateur au Salvador «connaissait des problèmes de violation des droits de l’Homme», a déclaré au quotidien un ancien responsable.
En conséquence, la division latino-américaine de la CIA a commencé à licencier des informateurs début 1995, dont certains au Guatemala qui étaient «présumés avoir ordonné, organisé ou avoir participé» à des violations des droits de l’Homme, selon un rapport de juin 1996.
Sur les quelque 10% d’informateurs licenciés pour violation des droits de l’Homme 50% venaient d’Amérique latine.
En application d’un règlement mis en place par l’ancien directeur de la CIA John Deutch, les agents doivent désormais rendre des rapports d’évaluation annuels sur leurs informateurs et n’ont généralement pas le droit d’embaucher de nouvelles recrues coupables de violations des droits de l’Homme ou de comportement criminel, a précisé le «Post».


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