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Actualités - Chronologie

Le GIA promet d'intensifier sa stratégie de la terreur en Algérie

PARIS, 24 Février (AFP). — Le Groupe islamique armé (GIA) a annoncé une «nouvelle phase» de la guerre avec le pouvoir algérien, promettant des explosions au cœur de la capitale, dans un communiqué signé de son chef, Antar Zouabri, révélé lundi par le quotidien arabe Al-Hayat.
Dans ce communiqué daté du 22 février, le GIA promet d’égorger «tous les apostats et leurs alliés dans les villes et les villages» et de provoquer «des explosions en plein cœur d’Alger et de Blida» (50 km au sud d’Alger).
Al-Hayat affirme n’avoir aucune possibilité de s’assurer de l’authenticité de ce texte mais souligne que les tracts du GIA sont distribués par des sympathisants de cette organisation à Londres et dans d’autres villes européennes.
Le communiqué du 22 février affirme d’autre part que l’armée a engagé une nouvelle opération de ratissage, le 19 février sur les monts de Chréa, près de Blida, sous la conduite du chef d’état-major, le général de corps d’armée, Mohamed Lamari.
Les parachutistes ont effectué quatre descentes au cours de cette opération menée avec l’aide d’hélicoptères et des blindés, selon le texte d’Antar Zouabri. Le communiqué affirme que plusieurs militaires ont été tués et invite ceux qui veulent confirmer ces informations à se rendre à l’hôpital militaire d’Ain Nâadja ou dans les hôpitaux civils et militaires de la région.
En revanche, le texte ne donne aucune indication sur les pertes du GIA. La semaine dernière, la presse d’Alger a fait état d’au moins 200 morts dans les rangs de cette organisation à la suite d’une série de coups qui lui ont été portés par les forces de sécurité en plusieurs endroits du territoire algérien.
Par ailleurs, la publication Al-Djamâa (Le Groupe), citée par Al-Hayat, soutient que le GIA est responsable des massacres et des explosions qui ont eu lieu à Sidi-Lekbir, Ben Salah, Bentalha, Tissemsilt, Berrouaghia et Koléa. «Le GIA ne tue pas les innocents mais les familles qui sont proches du pouvoir», explique la publication.
Au cours du Ramadan dernier (10 janvier — 8 février), l’Algérie avait connu une série de massacres de civils qui ont fait plus de 400 morts, selon des bilans partiels.

Impossibilité

La stratégie de la guerre «sans répit» en Algérie est «impossible», a estimé pour sa part Ahmed Zaoui, un dirigeant du Front islamique du salut (FIS - dissous) dans un entretien, lundi, avec le quotidien arabe Al-Hayat.
Interrogé sur les positions de certaines organisations islamistes qui se disent hostiles à tout dialogue avec le pouvoir, M. Zaoui a répondu: «Ces déclarations manquent de conscience politique car la stratégie de la guerre sans répit est impossible, sans compter son coût exorbitant».
«Si le Djihad (guerre sainte) n’est pas accompagné d’une conscience politique et de la prise en compte de la réalité et de ses contraintes, il n’est alors qu’aventure et suicide», a-t-il expliqué.
«Il importe pour chaque mouvement de conférer à son action une dimension réelle, en s’appuyant sur la politique du possible, laquelle trouve ses fondements dans la chari’a (loi coranique)», a-t-il ajouté, en estimant que la tragédie algérienne a atteint la limite de l’insupportable.
Cette position semble être une marque de défiance à l’égard du Groupe islamique armé (GIA) qui menace de mort tous les islamistes séduits par la perspective d’une trêve et d’un dialogue avec les autorités, et dont M. Zaoui est considéré comme l’un des porte-parole en Europe.
M. Zaoui, menacé d’expulsion de Belgique où il a été condamné, en novembre 1995 à 4 ans de prison avec sursis, est toujours à la recherche d’un pays d’accueil.
Interrogé sur les derniers massacres de civils et les attentats à l’explosif, il a répondu qu’il y avait une «guerre planifiée», menée par les militaires pour terroriser le peuple et instaurer une dictature.
«Ces campagnes qui visent le peuple ne sont qu’un écran destiné à faire obstacle à toute initiative pour trouver une issue équitable et honorable à la crise», a-t-il souligné.
PARIS, 24 Février (AFP). — Le Groupe islamique armé (GIA) a annoncé une «nouvelle phase» de la guerre avec le pouvoir algérien, promettant des explosions au cœur de la capitale, dans un communiqué signé de son chef, Antar Zouabri, révélé lundi par le quotidien arabe Al-Hayat.Dans ce communiqué daté du 22 février, le GIA promet d’égorger «tous les apostats et leurs alliés dans les villes et les villages» et de provoquer «des explosions en plein cœur d’Alger et de Blida» (50 km au sud d’Alger).Al-Hayat affirme n’avoir aucune possibilité de s’assurer de l’authenticité de ce texte mais souligne que les tracts du GIA sont distribués par des sympathisants de cette organisation à Londres et dans d’autres villes européennes.Le communiqué du 22 février affirme d’autre part que l’armée a engagé...