Il a considéré comme «condition préalable» le fait que M. Netanyahu appelle à reprendre les négociations israélo-syriennes «sans condition préalable». Ces pourparlers ont été suspendus en février 1996 par Israël au début d’une série d’attentats-suicide sanglants anti-israéliens.
«Aucune des parties concernées par le processus de paix n’a posé de condition préalable, la Syrie non plus, car il existe un principe sur lequel ce processus fut fondé il y a cinq ans et il faut l’accepter», selon lui.
La conférence de Madrid a lancé en octobre 1991 le processus de paix israélo-arabe sur la base de l’échange de la terre contre la paix.
MM. Assad et Moubarak ont indiqué, en réponse à une question, ne pas être au courant de «nouvelles propositions» israéliennes pour une reprise des négociations entre Israël et la Syrie.
«Nous n’avons rien reçu», a déclaré M. Assad. «Il n’y a pas de nouvelles propositions pour le moment», a indiqué pour sa part le président égyptien.
Damas exige que les discussions avec Israël reprennent sur la base des résultats obtenus avec le précédent gouvernement travailliste, à savoir un engagement sur un retrait du plateau du Golan occupé par Israël depuis 1967.
M. Assad a rappelé la demande de M. Netanyahu de reprendre les négociations à zéro ainsi que ses slogans, «paix contre la paix» ou «paix contre la sécurité».
La colonisation
«Nous n’avons constaté aucune ouverture qui puisse nous convaincre que celui qui tient de tels discours souhaite vraiment la paix», a-t-il dit.
Selon lui, «la Syrie souhaite que le processus de paix aboutisse, mais veut une paix juste et globale».
Le président égyptien a déclaré que «les Arabes doivent recouvrer leurs droits pour que la paix à laquelle nous aspirons soit juste».
Il a par ailleurs estimé que la colonisation juive dans les territoires palestiniens «risque d’avoir des répercussions très graves sur le processus de paix et de le conduire à une impasse».
«La poursuite de la colonisation est dangereuse et compliquera les négociations sur le statut définitif» des territoires palestiniens, qui doivent commencer en principe le mois prochain, a-t-il ajouté.
M. Moubarak a regagné dans la soirée de samedi Le Caire au terme de sa brève visite à Damas.
Le président égyptien doit effectuer en mars une visite aux Etats-Unis pour s’entretenir avec le président Bill Clinton du processus de paix.
M. Netanyahu l’avait précédé à Washington, où il avait examiné à la mi-février avec M. Clinton la relance des pourparlers syro-israéliens.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine